RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 10/03/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZOPICLONE EG 7,5 mg, comprimé pelliculé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Zopiclone ....................................................................................................................... 7,5 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable de 173,00 mg.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 30,80 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable.

Comprimé pelliculé blanc, rond, biconvexe, marqué « ZOC 7,5 » sur une face, avec une barre de sécabilité sur les deux faces.

Le comprimé peut être divisé en doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement de courte durée des insomnies, incluant difficultés d'endormissement, réveils nocturnes et réveil précoce, insomnies transitoires, occasionnelles ou chroniques et les insomnies secondaires à des désordres d'ordre psychiatrique, dans les situations où l'insomnie est invalidante ou entraîne une détresse grave pour le patient. L'utilisation continue à long terme n'est pas recommandée. La dose la plus faible doit toujours être privilégiée.

4.2. Posologie et mode d'administration

Chez l'adulte

La posologie recommandée chez l'adulte est de 1 comprimé de zopiclone (7,5 mg de zopiclone) par voie orale peu de temps avant de se coucher.

Chez le sujet âgé

Une faible dose de 3,75 mg de zopiclone devra être utilisée pour commencer le traitement chez les personnes âgées.

En fonction de l'efficacité et de l'acceptabilité du patient, la dose peut être augmentée si jugé nécessaire.

Chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

La sécurité et l'efficacité n'ont pas été établies.

Chez les insuffisants hépatiques

Comme l'élimination de zopiclone peut être diminuée chez les patients avec un disfonctionnement hépatique, une faible dose de 3,75 mg de zopiclone par nuit est recommandée.

La dose standard de 7,5 mg peut être utilisée avec précaution dans certains cas, en fonction de l'efficacité et de la tolérance.

Chez les insuffisants rénaux

L'accumulation de zopiclone ou de ses métabolites durant le traitement de l'insomnie n'a pas été observée chez les patients souffrant d'insuffisance rénale. Cependant, il est recommandé de débuter le traitement à la posologie de 3,75 mg chez ces patients.

Durée du traitement

· Insomnie occasionnelle : 2 à 5 jours.

· Insomnie transitoire : 2 à 3 semaines.

Une phase de traitement ne doit pas durer plus de 4 semaines, comprenant la période de réduction de la posologie. La prolongation au-delà de la période maximale de traitement ne doit pas avoir lieu sans une réévaluation de l'état du patient.

Le traitement doit être pris immédiatement avant le coucher.

Voie d'administration

Voie orale uniquement.

Les comprimés peuvent être cassés:

· en posant le comprimé sur une table,

· en appuyant avec le pouce ou l'index des deux côtés, à gauche et à droite de la ligne de marquage.

Chaque comprimé doit être avalé sans être sucé ou mâché.

4.3. Contre-indications

Zopiclone est contre-indiqué dans les cas suivants :

· Myasthénie grave,

· Insuffisance respiratoire,

· Syndrome sévère d'apnée du sommeil,

· Insuffisance hépatique sévère,

· Hypersensibilité connue à la zopiclone ou à l'un des autres composants listé en rubrique 6.1,

Comme pour tous les autres hypnotiques, zopiclone ne doit pas être utilisé chez les enfants.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Groupes spéciaux de patients

Utilisation chez les insuffisants hépatiques

Une réduction de la dose est recommandée (voir rubrique 4.2). Les benzodiazépines ne sont pas recommandées chez les patients traités pour une insuffisance hépatique sévère à cause du risque d'encéphalopathie (voir rubrique 4.3).

Utilisation chez les insuffisants rénaux

Une réduction de la dose est recommandée (voir rubrique 4.2).

Utilisation chez les insuffisants respiratoires

Une dose faible est recommandée pour les patients souffrant d'insuffisance respiratoire chronique, à cause du risque de dépression respiratoire.

Utilisation chez les enfants

La sécurité et l'efficacité de zopiclone n'ont pas été établies chez les enfants et les jeunes adultes de moins de 18 ans.

Utilisation chez les personnes âgées

Les personnes âgées devront recevoir une dose réduite (voir rubrique 4.2).

Risque de dépendance

L'expérience clinique avec zopiclone suggère que le risque de dépendance est réduit quand la durée du traitement est limitée à 4 semaines.

Les benzodiazépines et apparentées peuvent entraîner le développement d'abus et d'une dépendance physique et psychique à ces produits (même à dose thérapeutique).

Le risque de dépendance ou d'abus croît avec :

· la dose et la durée du traitement,

· l'utilisation d'alcool ou autres psychotiques,

· les sujets ayant des antécédents de dépendance alcoolique ou de toxicomanie,

· les sujets présentant des troubles de la personnalité.

La décision d'utiliser un hypnotique chez ces patients devra être prise seulement en gardant ces risques clairement à l'esprit.

En cas de dépendance physique, l'arrêt brutal du traitement peut s'accompagner de symptômes de sevrage: céphalées, douleurs musculaires, anxiété extrême, tension, agitation, confusion et irritabilité.

Dans les cas sévères, les symptômes suivants peuvent apparaître: déréalisation, dépersonnalisation, hyperacousie, engourdissement et picotement des extrémités, hypersensibilité à la lumière, au bruit et à tout contact physique, hallucinations et crises convulsives.

De rares cas d'abus ont été rapportés.

Syndrome de sevrage

L'arrêt du traitement par zopiclone est rarement associé à un syndrome de sevrage quand la durée de traitement est limitée à 4 semaines. Les patients peuvent bénéficier d'une diminution progressive des doses avant l'arrêt complet du traitement (voir rubrique 4.8).

Dépression

Comme avec d'autres hypnotiques, zopiclone ne peut constituer un traitement de la dépression et peut même en masquer les symptômes (le passage à l'acte de suicide chez de tels patient peut être précipité).Toute cause sous-jacente d'insomnie doit être investiguée et prise en charge avant, pour éviter de masquer les effets sérieux et potentiels d'une dépression.

Accoutumance

L'effet hypnotique des benzodiazépines et apparentées peut diminuer en cas d'administration répétée durant plusieurs semaines. Aucun cas d'accoutumance marquée n'a été rapporté avec la zopiclone pour des traitements ne dépassant pas 4 semaines.

Rebond d'insomnie

L'interruption d'un traitement par benzodiazépines ou apparentées peut entraîner une réapparition transitoire et sous une forme plus sévère des symptômes ayant motivé le traitement.

Cet épisode de rebond peut s'accompagner d'autres symptômes tels que troubles de l'humeur, anxiété et agitation.

Etant donné que le risque de survenue des symptômes de sevrage ou de rebond est accru après un traitement prolongé ou en cas d'interruption brutale du traitement, il est donc recommandé de réduire progressivement les doses et de conseiller le patient.

Une phase de traitement doit utiliser la dose efficace la plus faible pour la durée minimale nécessaire pour un traitement efficace. Voir « Posologie » pour obtenir des conseils sur le schéma thérapeutique possible. Une phase de traitement ne doit pas durer plus de 4 semaines, y compris la phase de diminution progressive (voir rubrique 4.8).

Amnésie

Une amnésie est rare mais une amnésie antérograde peut apparaitre, en particulier quand le sommeil est interrompu ou quand le moment de se coucher est retardé après avoir pris le comprimé. Donc pour réduire le risque d'amnésie antérograde, les patients ne devront prendre le comprimé que quand ils sont certains d'aller se coucher pour la nuit et qu'ils peuvent avoir une nuit de sommeil entière (un sommeil ininterrompu de 7 à 8 heures).

Conduite de véhicules

Il a été rapporté que le risque de somnolence était accru avec la prise concomitante de boissons alcoolisées. Il est donc déconseillé de conduire des véhicules après la prise d'alcool et de zopiclone.

Réactions de type psychiatrique et réactions paradoxales

D'autres réactions psychiatriques et paradoxales ont été rapportées (voir rubrique 4.8). Nervosité, agitation, irritabilité, agressivité, idées délirantes, accès de colère, cauchemars, hallucinations, comportement inapproprié et autres troubles du comportement sont connus pour apparaitre avec l'utilisation d'agents sédatifs/hypnotiques comme zopiclone.

Dans ce cas, le traitement doit être interrompu.

Ces symptômes sont plus susceptibles d'apparaître chez le sujet âgé.

Somnambulisme et comportements associés

Le somnambulisme et les autres comportements associés comme "dormir au volant" ou préparer à manger et passer des coups de téléphone sans s'en souvenir, ont été rapportés chez des patients ayant pris zopiclone et qui n'étaient pas complétement réveillés. La prise d'alcool et d’autres dépresseurs du système nerveux central (SNC) avec zopiclone augmente le risque de somnambulisme et de comportements associés, ainsi que la prise de zopiclone aux doses supérieures aux doses maximales recommandées.

L'arrêt de zopiclone est à fortement considérer chez les patients rapportant de tels comportements (voir rubrique 4.5).

Excipients

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations déconseillées

L'absorption de boissons alcoolisées pendant le traitement est déconseillée, car elle peut majorer l'effet sédatif de la zopiclone. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Associations à prendre en compte

L'association avec des dépresseurs du SNC peut provoquer une amélioration de l'effet dépressif central. Le bénéfice thérapeutique de la co-administration avec des antipsychotiques (neuroleptiques), des hypnotiques, des anxiolytiques/sédatifs, des antidépresseurs, des analgésiques narcotiques, des médicaments antiépileptiques, des anesthésiques et des antihistaminiques sédatifs, doit donc être soigneusement pesée.

L'effet euphorisant des analgésiques narcotiques peut également être potentialisé, ce qui risque d'entraîner un accroissement de la dépendance psychique.

Les composés qui inhibent certaines enzymes hépatiques (notamment le cytochrome P450) peuvent renforcer l'activité des benzodiazépines et des produits similaires aux benzodiazépines.

Comme la zopiclone est métabolisée par le cytochrome P450 (CYP) 3A4 isoenzyme (voir rubrique 5.2), les concentrations plasmatiques en zopiclone, peuvent être augmentées en cas d'association avec des médicaments inhibant le CYP3A4, comme l'erythromycine, la clarithromycine, le ketoconazole, l'itraconazole et le ritonavir. Une diminution de la dose de zopiclone peut être nécessaire quand il est co-administré avec un inhibiteur du CYP 3A4.

Inversement, les concentrations plasmatiques de zopiclone peuvent être diminuées quand il est co-administré avec un inducteur de CYP 3A4 tel que la rifampicine, la carbamazépine, le phénobarital, la phénytoïne et le millepertuis. Une augmentation de la dose de zopiclone peut être recommandée quand il est co-administré avec un inducteur de CYP 3A4.

L'effet de l'érythromycine sur la pharmacocinétique de la zopiclone a été étudié chez 10 sujets sains. L'AUC de la zopiclone est augmentée de 80% en présence d'érythromycine, ce qui indique que l'érythromycine peut inhiber le métabolisme de produits métabolisés par le CYP 3A4. En conséquence, l'effet hypnotique de la zopiclone peut être accru.

4.6. Grossesse et allaitement

La sécurité d'utilisation de la zopiclone chez les femmes enceintes et durant l'allaitement n'a pas été établie.

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène, mais l'utilisation chez la femme enceinte est limitée et est donc non recommandée.

Si zopiclone est prescrit chez une femme en âge de procréer, cette dernière doit être informée de contacter son médecin pour arrêter le traitement si elle souhaite être enceinte ou si elle pense qu'elle l'est déjà.

En cas de prescription de zopiclone au cours des 3 derniers mois de la grossesse ou pendant l'accouchement, une hypothermie, une hypotonie et une détresse respiratoire peuvent survenir chez le nouveau-né en raison des propriétés pharmacologiques du médicament.

En raison du développement d'une dépendance physique, des phénomènes de sevrage peuvent survenir chez les nouveau-nés de mères traitées de manière prolongée par la zopiclone pendant les derniers mois de la grossesse.

Allaitement

La zopiclone passe dans le lait maternel.

Bien que la concentration de zopiclone dans le lait maternel soit très faible, la prescription de zopiclone doit être évitée pendant l'allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Bien que les effets résiduels sont rares et généralement de faible importance, les patients doivent être avertis de ne pas conduire de véhicules ou utiliser de machines le jour suivant le traitement jusqu'à ce qu'il soit démontré que leurs aptitudes ne sont pas altérées. Le risque est accru avec la prise concomitante d'alcool (voir rubrique 4.4).

4.8. Effets indésirables

Les fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000); très rare (< 1/10 000) ; indéterminé (ne pouvant être estimé d'après les données disponibles)

Désordres du système immunitaire

Très rares : réaction anaphylactiques, angio-oedèmes.

Désordres psychiatriques

Peu fréquents : cauchemars, agitation.

Rares : état confusionnel, modification de la libido, irritabilité, agressivité, hallucination.

Indéterminé : agitation, illusions, accès de colère, humeur dépressive, comportement anormal (possiblement associé avec de l'amnésie) et somnambulisme (voir rubrique 4.4 : somnambulisme et comportement associé), dépendance (voir rubrique 4.4), syndrome de sevrage (voir ci-dessous).

Désordres du système nerveux

Fréquents : dysgueusie (goût amer), somnolence (résiduelle).

Peu fréquents : maux de tête, vertiges, somnolence.

Rares : amnésie antérograde.

Indéterminé : ataxie.

Désordres oculaires

Indéterminé : diplopie.

Désordres gastro-intestinaux

Fréquents : bouche sèche.

Peu fréquents : nausées, vomissements.

Indéterminé : dyspepsie.

Désordres hépatobiliaires

Très rares : augmentation des transaminases et phosphatases alcalines du sang (légère à modérée).

Désordres de la peau et des tissus sous cutanés

Rares : urticaire, rash cutané, prurit.

Désordres musculo-squelettiques et des tissus conjonctifs

Indéterminé : faiblesses musculaires.

Désordres généraux et au site d'administration

Peu fréquents : fatigue.

Indéterminé : étourdissement, incoordination.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Rare : chute (surtout chez les personnes âgées).

Un syndrome de sevrage a été rapporté lors de l'arrêt de la zopiclone (voir rubrique 4.4). Les symptômes de sevrage varient et peuvent inclure insomnie de rebond, douleurs musculaires, anxiété, tremblements, sueurs, agitation, confusion, maux de tête, palpitations, tachycardie, pensées délirantes, cauchemars, hallucinations, crises de panique, douleurs musculaires / crampes, troubles gastro-intestinaux et irritabilité. Dans les cas graves, les symptômes suivants peuvent apparaître: déréalisation, dépersonnalisation, hyperacousie, engourdissement et picotements des extrémités, hypersensibilité à la lumière, au bruit et au contact physique, hallucinations. Dans de très rares cas, des convulsions peuvent survenir.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

La dose létale n'est pas connue.

Symptômes

Le surdosage se manifeste généralement par des degrés variables de dépression du système nerveux central, allant de la somnolence au coma selon la quantité ingérée. Dans les cas légers, les symptômes comprennent la somnolence, la confusion et la léthargie, dans les cas plus graves, les symptômes peuvent inclure une ataxie, une hypotonie, une hypotension, une méthémoglobinémie, une dépression respiratoire et le coma. Le surdosage ne devrait pas mettre la vie en danger s'il n'est pas combiné avec d'autres dépresseurs du SNC, y compris l'alcool. D'autres facteurs de risque, tels que la présence de maladies concomitantes et l'état affaibli du patient, peuvent contribuer à la sévérité des symptômes et très rarement peuvent conduire à une issue fatale.

Gestion

Un traitement symptomatique et de soutien dans un environnement clinique adapté est recommandé, l'attention devrait être portée sur les fonctions respiratoires et cardiovasculaires.

Penser au charbon activé si un adulte a ingéré plus de 150 mg ou un enfant plus de 1,5 mg/kg en une heure. Sinon, envisager un lavage gastrique chez les adultes dans l'heure suivant une surdose potentiellement mortelle. Si la dépression du SNC est sévère, envisager l'utilisation de flumazénil. Il a une demi-vie courte (environ une heure). IL NE DOIT PAS ETRE UTILISE en cas de surdosage MIXTE OU COMME UN TEST "DIAGNOSTIC". La prise en charge devrait inclure des mesures symptomatiques et de soutien généraux, y compris des voies aériennes et la surveillance des signes cardiaques et vitaux jusqu'à un état stable.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Groupe pharmacothérapeutique : Hypnotique et sédatif, Code ATC : N05CF01.

(N: système nerveux central)

Zopiclone est un hypnotique et un composant du groupe des cyclopyrrolones.

Elle initie rapidement et maintient le sommeil sans réduction des phases de sommeil paradoxal et préserve le sommeil à ondes lentes. Des effets résiduels négligeables sont observés le lendemain matin. Ses propriétés pharmacologiques sont: hypnotique, sédatif, anxiolytique, anticonvulsivant et myorelaxant. Ces effets sont liés à sa grande affinité et son action agoniste spécifique sur les récepteurs centraux faisant partie du complexe macromoléculaire "GABA" qui module l'ouverture du canal chlore ionique. Cependant, il a été démontré que zopiclone et d'autres cyclopyrrolones agissent sur un site différent de celui des benzodiazépines, y compris les différents changements conformationnels dans le complexe du récepteur.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

L'absorption de la zopiclone est rapide. Les concentrations maximales plasmatiques sont atteintes en 1 h 30 à 2 heures et s'élèvent à environ 30 ng/ml et 60 ng/ml respectivement après administration de 3,75 mg et 7,5 mg. L'absorption est identique chez l'homme et la femme et n'est pas influencée par l'ingestion simultanée d'aliments ou la répétition des doses.

Distribution

La diffusion de la zopiclone est très rapide à partir du compartiment vasculaire. La fixation aux protéines plasmatiques est faible (environ 45%) et non saturable. Il y a un faible risque d'interactions médicamenteuses en raison de la liaison aux protéines. Le volume de distribution est de 91,8 - 104,6 litres.

Aux doses comprises entre 3,75 mg et 15 mg, la décroissance plasmatique est indépendante de la dose.

La demi-vie d'élimination est d'environ 5 heures. Après administration répétée, il n'y a pas d'accumulation et les variations inter-individuelles paraissent très faibles.

Métabolisme

Zopiclone est principalement métabolisé chez l'homme en deux métabolites majeurs, le N-oxydide zopiclone (pharmacologiquement actif chez l'animal) et le N-déméthylyl zopiclone (pharmacologiquement inactif chez l'animal). Une étude in-vitro indique que le cytochrome P450 (CYP) 3A4 est l'isoenzyme majoritairement impliqué dans le métabolisme du zopiclone en ses métabolites, et que le CYP2C8 est également impliqué dans la formation du N-déméthyl zopiclone. Leurs demi-vies apparentes (évaluées sur les données urinaires) sont respectivement d'environ 4h30 et 7h30. Aucune accumulation significative n'a été relevée à doses répétées (15 mg par jour) pendant 14 jours. Chez l'animal, aucune induction enzymatique n'a été observée même à forte dose.

Elimination

La faible valeur de la clairance rénale de la zopiclone inchangée (en moyenne 8,4 ml/min) en comparaison à la clairance plasmatique (232 ml/min) indique que la clairance de zopiclone est essentiellement métabolique. La zopiclone est éliminée par voie urinaire (80% environ) sous la forme de métabolites libres (dérivés N-oxydes et N-déméthyls) et digestive (16% environ).

Populations à risque

Différentes études conduites chez des sujets âgés n'ont pas mis en évidence d'accumulation plasmatique de la zopiclone lors d'administrations répétées, malgré une fonction rénale légèrement diminuée et une demi-vie d'élimination prolongée à environ 7 heures.

Chez l'insuffisant rénal, aucune accumulation de la zopiclone ou de ses métabolites n'a été décelée après administration prolongée. La zopiclone franchit les membranes de dialyse.

Chez les patients cirrhotiques, la clairance plasmatique de la zopiclone est ralentie, en raison d'un ralentissement de la déméthylation : il sera donc nécessaire d'adapter la posologie chez ces patients.

5.3. Données de sécurité préclinique

Il n'y a pas de données précliniques pertinentes pour le prescripteur qui s'ajoutent à celles déjà incluses dans d'autres rubriques du RCP.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose monohydraté, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, amidon de maïs, croscarmellose sodique, stéarate de magnésium, dioxyde de titane (E 171), hypromellose.

6.2. Incompatibilités

Sans objet

6.3. Durée de conservation

4 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

5, 10, 14, 18 ou 28 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

E.G. LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

«LE QUINTET» - BATIMENT A

12, RUE DANJOU

92517 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

· 34009 352 472 6 1 : 5 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC /Aluminium).

· 34009 352 473 2 2 : 10 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).

· 34009 352 474 9 0 : 14 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).

· 34009 499 341 7 1 : 18 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).

· 34009 352 475 5 1 : 28 comprimés sous plaquette (PVC/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Ce médicament ne peut être prescrit pour une durée supérieure à 4 semaines.