RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 06/06/2012

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

1 ml de collyre en solution contient 50 microgrammes de latanoprost.

Une goutte contient environ 1,5 microgrammes de latanoprost.

Excipient : chaque ml de collyre en solution contient 0,2 mg de chlorure de benzalkonium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Collyre en solution.

La solution est un liquide transparent et incolore.

pH de 6,2 à 7,1

Osmolalité de 240 à 325 mosmol/kg

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Réduction de la pression intraoculaire élevée chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert et d’hypertension oculaire.

Réduction de la pression intraoculaire élevée chez les enfants atteints de pression intraoculaire élevée ou de glaucome pédiatrique.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Posologie recommandée chez les adultes (y compris les personnes âgées) :

La posologie recommandée est d’une goutte dans l’œil/les yeux atteint(s) une fois par jour.

L’effet optimal est obtenu si LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution est administré le soir.

La posologie de LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution ne doit pas dépasser une instillation par jour car il a été montré qu'une fréquence d'administration supérieure diminuait l'effet hypotenseur sur la pression intraoculaire.

En cas d’oubli d’une dose, le traitement doit être poursuivi normalement avec la dose suivante.

Mode d'administration

Comme tout collyre, pour réduire l’absorption systémique possible, il est recommandé que le sac lacrymal soit comprimé au niveau du canthus interne (occlusion ponctuelle) pendant une minute. Cela doit se faire immédiatement après l’instillation de chaque goutte.

Les lentilles de contact doivent être retirées avant l’instillation du collyre et peuvent être remises au bout de 15 minutes.

En cas d'utilisation concomitante de plusieurs collyres, les instillations de chacun des collyres doivent être espacées d'au moins cinq minutes


Population pédiatrique :

Le collyre LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution peut être utilisé chez les enfants à la même posologie que chez les adultes. Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (moins de 36 semaines d'âge gestationnel). Les données dans le groupe d’âge < 1 an (4 patients) sont très limitées (voir rubrique 5.1).

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution est susceptible de modifier progressivement la couleur des yeux en augmentant la quantité de pigment brun dans l’iris. Avant l’instauration du traitement, les patients doivent être informés du risque de modification permanente de la couleur de l’œil. Le traitement d'un seul œil peut avoir pour conséquence une hétérochromie définitive.

Ce changement de couleur a été observé essentiellement chez les patients ayant des iris de couleurs mixtes, c'est à dire bleu-marron, gris-marron, jaune-marron ou vert-marron. Dans les essais cliniques avec le latanoprost, le début de ce changement de couleur des yeux survient en général dans les 8 premiers mois du traitement, rarement lors de la deuxième ou troisième année, et n'a pas été observé après la quatrième année de traitement. Le taux de progression de la pigmentation de l’iris diminue avec le temps et est stable au bout de cinq ans. Les effets de l'augmentation pigmentaire au-delà de 5 ans n'ont pas été évalués. Dans un essai clinique en ouvert étudiant la tolérance du latanoprost sur cinq ans, 33 % des patients ont développé une pigmentation de l'iris (voir rubrique 4.8). La modification de la couleur de l'iris est discrète dans la majorité des cas et souvent, n'est pas observée cliniquement. Chez les patients ayant l'iris de couleurs mixtes, l'incidence a été de 7 à 85 %, l'incidence la plus élevée ayant été observée chez les patients ayant l'iris de couleur jaune-marron. Chez les patients ayant les yeux bleus de couleur homogène, aucun changement n’a été observé et chez les patients ayant les yeux gris, verts ou marron de couleur homogène, ces changements ont été rarement observés.

La modification de la couleur de l'iris est due à une augmentation de la teneur en mélanine des mélanocytes du stroma iridien et non à une augmentation du nombre de mélanocytes. Généralement, la pigmentation brune entourant la pupille s'étend de façon concentrique vers la périphérie dans les yeux concernés, et l'iris peut devenir, totalement ou partiellement, brun plus foncé. Aucune augmentation ultérieure de la pigmentation brune de l'iris n'a été observée après l'arrêt du traitement. Cet effet n'a été associé à aucun symptôme ni modification pathologique dans les essais cliniques jusqu'à ce jour.

Ni les naevi, ni les éphélides de l'iris n'ont été affectés par le traitement. Aucune accumulation de pigment dans le trabeculum ou en d'autres points de la chambre antérieure n'a été observée lors des essais cliniques. Sur la base de 5 années d'expérience clinique, l'augmentation de la pigmentation irienne n'a entraîné aucune séquelle clinique néfaste et LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution peut être poursuivi en cas de pigmentation irienne. Cependant, les patients devront être suivis régulièrement et si le contexte clinique l'impose, le traitement par LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution pourra être arrêté.

L’expérience avec le latanoprost est limitée dans les cas de glaucome par fermeture de l’angle, de glaucome à angle ouvert chez les patients pseudophaques et dans les cas de glaucome pigmentaire. Il n’y a pas d’expérience avec le latanoprost dans les cas de glaucome inflammatoire et néovasculaire, dans des conditions d'inflammation oculaire ou de glaucome congénital. Le latanoprost a peu ou pas d’effet sur la pupille, mais il n'a pas été expérimenté dans les crises de glaucome aigu par fermeture de l'angle. Par conséquent, il est recommandé d’utiliser LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution avec précaution dans ces pathologies tant qu’on ne dispose pas de davantage d’expérience.

Il y a peu de données cliniques sur l'utilisation du Latanoprost pendant la période péri-opératoire d'une chirurgie de la cataracte. Le latanoprost doit être utilisé avec précaution chez ces patients.

LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique, et doit être évité dans les cas de kératite active à herpes simplex et chez les patients ayant des antécédents de kératite herpétique récidivante associée spécifiquement aux analogues des prostaglandines.

Des cas d’œdèmes maculaires ont été rapportés (voir rubrique 4.8) principalement chez des patients aphaques, chez des patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire postérieure ou porteurs d'un implant en chambre antérieure ou chez des patients ayant des facteurs de risque connus d'œdème maculaire cystoïde (tels que les rétinopathies diabétiques et les occlusions veineuses rétiniennes).

LATANOPROST POS doit être utilisé avec précautions chez les patients aphaques, chez les patients pseudophaques présentant une rupture capsulaire postérieure ou porteurs d'implant en chambre antérieure ainsi que chez les patients ayant des facteurs de risque connus d'œdème maculaire cystoïde.

Chez les patients présentant des facteurs de risques connus d'iritis/uvéites, LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution devra être utilisé avec précaution.

On dispose d’une expérience limitée chez les patients asthmatiques, mais certains cas d’exacerbation de l’asthme et/ou de dyspnée ont été rapportés après commercialisation. LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution doit être utilisé avec précaution chez les patients asthmatiques jusqu'à ce que l'expérience soit suffisante (voir également rubrique 4.8).

Une modification de la coloration de la peau périorbitaire a été observée, la majorité des cas reportés concernant des patients Japonais. A ce jour, l'expérience montre que cette coloration de la peau périorbitaire n'est pas définitive et même, que dans certains cas, elle est réversible alors que le traitement par LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution est poursuivi.

Le latanoprost peut progressivement modifier l’aspect des cils et du duvet autour de l’œil traité et des zones adjacentes; ces changements comprennent l’allongement, l’épaississement, la pigmentation, le nombre des cils ou des poils et la pousse des cils mal implantés. Les changements au niveau des cils sont réversibles à l’arrêt du traitement.

Ce médicament contient du chlorure de benzalkonium, qui est un fréquemment utilisé comme conservateur dans les produits ophtalmiques. Il a été rapporté que le chlorure de benzalkonium pouvait provoquer des kératopathies ponctuées et/ou des kératopathies ulcéreuses toxiques. Le chlorure de benzalkonium peut entraîner une irritation de l’œil, et est connu pour teinter les lentilles de contact souples. Une surveillance étroite est nécessaire lors de l’utilisation fréquente ou prolongée de LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution chez les patients présentant une sécheresse oculaire, ou une atteinte cornéenne. Le chlorure de benzalkonium pouvant être absorbé par les lentilles de contact, ces dernières doivent être retirées avant instillation du LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution et peuvent être remises en place 15 minutes après l'instillation (voir rubrique 4.2).

Population pédiatrique

Les données d’efficacité et d’innocuité dans le groupe d’âge < 1 an (4 patients) sont très limitées (voir rubrique 5.1). Aucune donnée n’est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines).

Chez les enfants de 0 à < 3 ans atteints principalement de glaucome congénital primaire (GCP), la chirurgie (par ex. trabéculotomie ou goniotomie) reste le traitement de première intention.

L’innocuité à long terme chez les enfants n’a pas encore été établie.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les données définitives sur les interactions de ce médicament ne sont pas disponibles.

Des cas d’élévations paradoxales de la pression intraoculaire suite à l’administration concomitante par voie ophtalmique de deux analogues de la prostaglandine. Par conséquent, l’utilisation de deux ou plus de deux prostaglandines, analogues de la prostaglandine ou dérivés de prostaglandine n’est pas recommandée.

Population pédiatrique

Les études d’interactions ont été menées uniquement chez les adultes.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

L’innocuité de ce médicament dans le cadre d’une utilisation pendant la grossesse n’a pas été établie. Elle possède des effets pharmacologiques potentiellement dangereux sur le déroulement de la grossesse, le fœtus ou le nouveau-né. Par conséquent, LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse.

Allaitement

Le latanoprost et ses métabolites peuvent passer dans le lait maternel et LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution ne doit par conséquent pas être utilisé chez les femmes qui allaitent, ou bien l’allaitement doit être interrompu.

Fertilité

Dans les études sur l’animal, le latanoprost n’a pas montré d’effet sur la fertilité chez les sujets mâles ou femelles (voir la rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Comme toute autre produit oculaire, l’instillation de collyre peut entraîner une vision floue temporaire. Les patients ne doivent pas conduire ou utiliser des machines, jusqu’à ce que la vision redevienne normale.

4.8. Effets indésirables

La majorité des événements indésirables concernent le système oculaire. Dans un essai clinique en ouvert étudiant la tolérance du latanoprost sur 5 ans, 33 % des patients ont développé une augmentation de la pigmentation irienne (voir rubrique 4.4). D'autres effets indésirables oculaires sont généralement passagers et surviennent à l'administration de la dose.

Les effets indésirables sont classés selon leur fréquence d'apparition, comme suit: Très fréquent (³ 1/10), fréquent (³ de 1/100 à < 1/10), peu fréquent (³ de 1/1 000 à < 1/100), rare (³ de 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000). Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

Infections et infestations

Fréquence indéterminée

Kératite herpétique

Affections du système nerveux

Fréquence indéterminée

Céphalées, étourdissements

Affections oculaires

Très fréquent

Hyperpigmentation de l’iris, hyperémie conjonctivale légère à modérée, irritation oculaire (sensation de brûlure, de sable dans l’œil, de piqûre et de corps étranger); modifications des cils et du duvet (allongement, épaississement, hyperpigmentation et du nombre) (en grande majorité recensés dans la population japonaise)

Fréquent

Kératites ponctuées superficielles transitoires, le plus souvent asymptomatiques; blépharite; douleur oculaire.

Peu fréquent

Œdème palpébral; sécheresse oculaire; kératite; vision trouble; conjonctivite.

Rare

Iritis/uvéite (dans la majorité des cas, chez des patients présentant des facteurs prédisposants associés); œdème maculaire; œdème et ulcérations cornéennes symptomatiques; œdème périorbitaire; pousse des cils mal orientée, entraînant parfois une irritation oculaire; rangée de cils supplémentaire au niveau de l’ouverture des glandes de Meibomius (distichiasis)

Fréquence indéterminée

Kyste irien

Affections cardiaques

Très rare

Aggravation de l’angor chez des patients présentant une pathologie angineuse préexistante

Fréquence indéterminée

Palpitations

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare

Asthme, exacerbation de l’asthme et dyspnée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Éruption cutanée

Rare

Réaction cutanée localisée aux paupières; coloration plus foncée des paupières.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Inconnu

Myalgie, arthralgie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration:

Très rare

Douleurs thoraciques

Population pédiatrique

Dans deux essais cliniques à court terme (≤ 12 semaines) incluant 93 (25 et 68) patients pédiatriques, le profil de sécurité était comparable à celui des adultes et aucun nouvel effet indésirable n’a été identifié. Les profils de sécurité à court terme dans les différents sous-groupes pédiatriques restaient comparables (voir rubrique 5.1). Les effets indésirables observés plus fréquemment chez l’enfant que chez l’adulte sont: rhinopharyngite et fièvre.

4.9. Surdosage

En dehors d’une irritation oculaire et d’une hyperémie conjonctivale, aucun effet indésirable oculaire n'est connu pour être dû à un surdosage en latanoprost.

Si LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution est accidentellement ingéré, les informations suivantes peuvent être utiles : Un flacon contient 125 microgrammes de latanoprost. Plus de 90 % est métabolisé au cours du premier passage hépatique. L’injection intraveineuse de 3 microgrammes/kg chez des volontaires sains n’a provoqué aucun symptôme, mais une dose allant de 5,5 à 10 microgrammes/kg a provoqué des nausées, des douleurs abdominales, des vertiges, de la fatigue, des bouffées de chaleur et des sueurs. Chez les singes, le latanoprost a été injecté à des doses allant jusqu’à 500 microgrammes/kg sans effet notable sur le système cardiovasculaire.

L'administration intraveineuse de latanoprost chez le singe a été associée à une bronchoconstriction transitoire. Aucune bronchoconstriction n'a toutefois été observée chez des patients présentant un asthme modéré après l'instillation du latanoprost, à une dose égale à sept fois la dose thérapeutique recommandée pour LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml.

En cas de surdosage avec LATANOPROST POS 50 microgrammes/ml, collyre en solution, le traitement devra être symptomatique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: antiglaucomateux et myotique, analogue des prostaglandines, code ATC: S01EE01

La substance active, le latanoprost, un analogue de la prostaglandine F2α, est un agoniste des récepteurs prostanoïdes FP qui réduit la pression intraoculaire en augmentant l’écoulement de l’humeur aqueuse. La réduction de la pression intraoculaire chez l’homme commence environ trois à quatre heures après l’administration et l’effet maximum est obtenu au bout de huit à douze heures. La réduction de la pression est maintenue pendant au moins 24 heures.

Les études chez les animaux et chez l’homme indiquent que le principal mécanisme d’action est l’accroissement de l’écoulement uvéoscléral, bien qu’une certaine augmentation de la circulation de l’humeur aqueuse (diminution de la résistance à l’écoulement) ait été observée chez l’homme.

Les études pivots ont montré que le latanoprost est efficace en monothérapie. De plus, des essais cliniques étudiant l’association avec d’autres médicaments ont été menés. Ils comprennent des études qui montrent que le latanoprost est efficace en association à des bêta-bloquants (timolol). Des études à court terme (1 ou 2 semaines) suggèrent un effet additif du latanoprost lorsqu’il est associé à des agonistes adrénergiques (dipivalyl épinéphrine), des inhibiteurs oraux de l'anhydrase carbonique (acétazolamide) et un effet au moins partiellement additif avec des collyres parasympathomimétiques (pilocarpine).

Les essais cliniques ont montré que le latanoprost n’avait pas d’effet significatif sur la production d’humeur aqueuse. Le latanoprost n’a pas montré d’effet sur la barrière hémato-aqueuse oculaire.

Chez le singe, l'effet du latanoprost sur la circulation sanguine intraoculaire est nul ou négligeable après administration à la dose thérapeutique. Néanmoins, une hyperhémie conjonctivale ou épisclérale légère à modérée peut être observée lors d'un traitement local.

Après un traitement chronique par le latanoprost chez le singe ayant auparavant subi une extraction du cristallin extracapsulaire, aucune lésion des vaisseaux sanguins rétiniens n'a été mise en évidence par l'angiographie à la fluorescéine.

Un traitement à court terme par le latanoprost n'a pas induit de fuite de la fluorescéine dans le segment postérieur des yeux humains pseudophaques.

Administré aux doses thérapeutiques, le latanoprost n'a été associé à aucun effet pharmacologique significatif sur l'appareil cardio-vasculaire ou respiratoire.

Population pédiatrique

L’efficacité du latanoprost chez les patients pédiatriques âgés de ≤ 18 ans a été démontrée dans une étude clinique en double aveugle de 12 semaines comparant le latanoprost au timolol chez 107 patients diagnostiqués avec une hypertension oculaire et un glaucome pédiatrique. Les nouveau-nés devaient avoir un âge gestationnel d'au moins 36 semaines. Les patients étaient randomisés soit avec du latanoprost 0,005 % une fois par jour soit avec du timolol 0,5 % (ou optionnellement du timolol 0,25 % pour les patients âgés de moins de 3 ans) deux fois par jour. Le critère primaire d'efficacité était la réduction moyenne de la pression intraoculaire initiale après 12 semaines de traitement. La réduction moyenne de la pression intraoculaire était similaire dans les 2 groupes traités (latanoprost et timolol). Dans toutes les tranches d'âge étudiées (0 à <3 ans, 3 à <12 ans puis entre 12 et 18 ans), la réduction moyenne de la pression intraoculaire après 12 semaines de traitement dans le groupe latanoprost restait comparable à celle du groupe timolol. Toutefois, les données d'efficacité dans le groupe latanoprost pour la tranche d'âge 0 à <3 ans n'ont été recueillies que pour 13 patients et aucune efficacité pertinente n'a été observée chez les 4 patients dont l'âge était <1 an dans l'étude clinique pédiatrique. Aucune donnée n'est disponible chez les enfants nés avant terme (âge gestationnel inférieur à 36 semaines).

De même, la réduction de pression intraoculaire parmi les sujets du sous-groupe souffrant de glaucome congénital/ infantile (CGP) était similaire dans les 2 groupes traités (latanoprost et timolol). Des résultats comparables ont été observés dans l'autre sous-groupe (Non-CGP, ex: glaucome juvénile à angle ouvert, glaucome aphaque).

L'effet du traitement sur la pression intraoculaire a été observé après la première semaine de traitement et s'est poursuivi durant les 12 semaines de l'étude, comme chez l'adulte.

Tableau: Réduction de la pression intraoculaire (mmHg) après 12 semaines en fonction du groupe de traitement actif et du diagnostic au début du traitement

Latanoprost
N = 53

Timolol
N = 54

Moyenne à l'inclusion (SE)

27,3 (0,75)

27,8 (0,84)

Variation moyenne par rapport à la valeur initiale après 12 semaines de traitement (SE)

-7,18 (0,81)

-5,72 (0,81)

p-value vs. timolol

0,2056

CGP

Non-CGP

CGP

Non-CGP

N = 28

N = 25

N = 26

N = 28

Moyenne à l'inclusion (SE)

26,5 (0,72)

28,2 (1,37)

26,3 (0,95)

29,1 (1,33)

Variation moyenne par rapport à la valeur initiale après 12 semaines de traitement (SE)

-5,90 (0,98)

-8,66 (1,25)

-5,34 (1,02)

-6,02 (1,18)

p-value vs. timolol

0,6957

0,1317

SE: écart à la moyenne,

Moyenne ajustée basée sur le modèle d'analyse de covariance (ANCOVA).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Le latanoprost (PM 432,58) est une prodrogue de type ester isopropylique, inactive en elle-même, qui devient biologiquement active après hydrolyse en acide de latanoprost.

La prodrogue est bien absorbée par la cornée et la totalité de la substance pénétrant dans l'humeur aqueuse est hydrolysée au cours du passage à travers la cornée.

Les études conduites chez l'homme ont montré que le pic de concentration dans l'humeur aqueuse est atteint environ deux heures après administration locale. Après application locale chez le singe, le latanoprost est principalement distribué dans le segment antérieur, la conjonctive et les paupières. Seule une quantité infime atteint le segment postérieur.

L'acide de latanoprost n'est pratiquement pas métabolisé dans l'œil. Le métabolisme est principalement hépatique. Sa demi-vie plasmatique chez l'homme est de 17 minutes.

Les études animales ont montré une activité faible, voire nulle, des métabolites de l'acide de latanoprost, le 1,2-dinor et le 1,2,3,4-tétranor, qui sont principalement éliminés dans l'urine.

Population pédiatrique

Une étude de pharmacocinétique en ouvert sur les concentrations plasmatiques d'acide de latanoprost a été menée chez 22 adultes et 25 patients pédiatriques (de la naissance à l'âge de <18 ans) souffrant d'hypertension oculaire et de glaucome. Toutes les tranches d'âge ont été traitées avec du latanoprost 0,005 %, une goutte par jour dans chaque œil pendant au minimum 2 semaines. L'exposition systémique à l'acide de latanoprost était environ 2 fois plus importante chez les enfants âgés de 3 à <12 ans et 6 fois plus importante chez les enfants âgés de moins de 3 ans que chez les adultes, mais une large marge de sécurité pour la survenue d'effets indésirables systémiques était maintenue (voir rubrique 4.9). La durée moyenne d'atteinte du pic de concentration plasmatique était de 5 minutes après l'administration de la dose dans toutes les tranches d'âge. La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique était courte (< 20 minutes) et du même ordre chez les patients enfants et adultes, n'entraînant pas d'accumulation d'acide de latanoprost dans la circulation systémique à l'état d'équilibre.

5.3. Données de sécurité préclinique

La toxicité oculaire et systémique du latanoprost a été étudiée chez plusieurs espèces animales. Le latanoprost est généralement bien toléré, avec un coefficient de sécurité d'au moins 1000 entre la dose thérapeutique administrée et la toxicité systémique. De fortes doses de latanoprost, équivalentes à environ 100 fois la dose thérapeutique/kg de poids corporel, administrées par voie intraveineuse à des singes non anesthésiés, ont provoqué une augmentation de la fréquence respiratoire des animaux. Celle-ci est probablement due à une bronchoconstriction de courte durée. Les études animales n'ont pas révélé d'action sensibilisante du latanoprost.

Aucun effet toxique n'a été détecté dans l'œil à des doses allant jusqu'à 100 microgrammes/œil/jour chez le lapin ou le singe (la dose thérapeutique est environ 1,5 microgrammes/œil/jour). Chez le singe toutefois, il a été montré que le latanoprost induisait une augmentation de la pigmentation de l'iris.

Le mécanisme conduisant à une augmentation de la pigmentation semble être une stimulation de la production de mélanine dans les mélanocytes de l'iris, sans prolifération des mélanocytes. La modification de la couleur de l'iris peut être permanente.

Lors des études de toxicité oculaire chronique, le latanoprost administré à la dose de 6 microgrammes/œil/jour a été associé à une augmentation de la fente palpébrale. Cette action est réversible et se produit pour des doses supérieures aux doses thérapeutiques. Elle n'a pas été observée chez l'homme.

Les tests de mutation reverse sur des bactéries, les tests de mutation génique sur le lymphome de souris, ainsi que le test du micronoyau chez la souris, se sont révélés négatifs avec le latanoprost. Des aberrations chromosomiques ont été observées in vitro sur des lymphocytes humains. Des effets similaires ont été notés avec une prostaglandine naturelle, la prostaglandine F2α, ce qui indique un effet de classe.

D'autres études de mutagénèse, concernant la synthèse non programmée d'ADN in vitro / in vivo chez le rat, ont été négatives et montrent que le latanoprost n'a pas d'action mutagène.

Les études de carcinogénèse chez la souris et le rat ont également été négatives.

Aucun effet du latanoprost sur la fertilité mâle ou femelle n'a été observé lors des études chez l'animal. Dans l'étude d'embryotoxicité chez le rat, aucun effet embryotoxique n'a été montré après administration intraveineuse de latanoprost (aux doses de 5, 50 et 250 microgrammes/kg/jour). Toutefois, le latanoprost a induit un effet embryon-létal chez le lapin à des doses égales ou supérieures à 5 microgrammes/kg/jour.

La dose de 5 microgrammes/kg/jour (environ 100 fois la dose thérapeutique) a entraîné une toxicité embryo-fœtale significative, caractérisée par une incidence accrue des résorptions tardives, des avortements, ainsi que par une diminution du poids fœtal.

Aucun pouvoir tératogène n'a été détecté.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Chlorure de benzalkonium, dihydrogénophosphate de sodium monohydraté, phosphate disodique anhydre, chlorure de sodium, hydroxyde de sodium ou acide chlorhydrique pour ajustement du pH, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

Les études réalisées in vitro ont montré une précipitation en cas de mélange de LATANOPROST POS avec un collyre contenant du thiomersal. En cas d’utilisation de médicaments de ce type, les collyres doivent être administrés à au moins 5 minutes d’intervalle.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

Après ouverture du flacon: 4 semaines.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler.

Conserver le flacon dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.

Après ouverture du flacon: à conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Quatre semaines après l’ouverture du flacon, ce produit doit être jeté, même s’il n’a pas été complètement utilisé.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

2,5 ml en flacon compte-gouttes en PEBD avec embout compte-gouttes en PEBD et bouchon à vis en PEHD.

Chaque flacon compte-gouttes contient 2,5 ml de collyre en solution, ce qui correspond à environ 80 gouttes de collyre.

Boîte de 1, 3 et 6.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

ursapharm arzneimittel gmbh

industriestrasse 35

66129 saarbrucken

ALLEMAGNE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

· 216 669-6 ou 34009 216 669 6 0 : 2,5 ml en flacon compte-gouttes (PEBD). Boîte de 1

· 216 670-4 ou 34009 216 670 4 2 : 2,5 ml en flacon compte-gouttes (PEBD). Boîte de 3

· 216 671-0 ou 34009 216 671 0 3 : 2,5 ml en flacon compte-gouttes (PEBD). Boîte de 6

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.