RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 24/08/2012
CADUET 5 mg/10 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Amlodipine ......................................................................................................................................... 5 mg
Sous forme de bésilate d'amlodipine
Atorvastatine .................................................................................................................................... 10 mg
Sous forme d'atorvastatine calcique trihydratée
Pour un comprimé pelliculé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé blanc, de forme ovale, portant l'inscription «Pfizer» sur une face et «CDT 051» sur l'autre face.
4.1. Indications thérapeutiques
CADUET doit être utilisé lorsque la réponse au régime et aux autres mesures non pharmacologiques est inadéquate.
4.2. Posologie et mode d'administration
La posologie initiale usuelle est de 5 mg/10 mg une fois par jour.
Si un contrôle plus strict de la pression artérielle est nécessaire, une posologie de 10 mg/10 mg une fois par jour peut être administrée.
Les comprimés peuvent être pris à tout moment de la journée, avec ou sans aliments.
CADUET peut être utilisé seul ou en association avec d'autres anti-hypertenseurs mais il ne doit pas être utilisé en association à d’autres inhibiteurs calciques ou une autre statine.
L'association de CADUET et de fibrates doit généralement être évitée (voir rubriques 4.4 et 4.5).
Patients atteints d'insuffisance rénale: Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une altération de la fonction rénale (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Patients atteints d'insuffisance hépatique: CADUET est contre-indiqué chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique 4.3).
Enfants/Adolescents: La tolérance et l'efficacité de CADUET n'ont pas été établies chez l'enfant/adolescent. De ce fait, l'utilisation de CADUET n'est pas recommandée dans cette population.
Sujet âgé : II n'apparaît pas nécessaire d'ajuster la dose chez le sujet âgé (voir rubrique 5.2).
Association avec d’autres médicaments : En cas d’association avec la ciclosporine, la dose d’atorvastatine ne doit pas dépasser 10 mg (voir rubrique 4.5).
CADUET est contre-indiqué chez les patients :
· présentant une hypersensibilité aux dihydropyridines, à l’amlodipine, à l'atorvastatine ou à l'un des excipients de ce médicament.
· atteints d’une affection hépatique évolutive ou une augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale.
· chez les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer et n’utilisant pas de méthodes contraceptives fiables (voir rubrique 4.6).
· en association avec l'itraconazole, le kétoconazole, la télithromycine (voir rubrique 4.5).
· présentant une hypotension sévère.
· présentant un choc (y compris choc cardiogénique).
· présentant une obstruction de la voie efférente du ventricule gauche (par exemple sténose aortique sévère).
· présentant une insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus du myocarde aigu.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Une augmentation persistante des ALAT ou des ASAT dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), doit conduire à l'arrêt du traitement.
En raison de la présence d'atorvastatine, CADUET doit être utilisé avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool, chez les patients présentant une insuffisance hépatique et/ou des antécédents d'affection hépatique.
Effets musculaires : Comme les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase, l'atorvastatine peut affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies. Ces atteintes musculaires peuvent rarement évoluer vers une rhabdomyolyse, caractérisée par des taux élevés de CK (plus de 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale, et être fatale dans certains cas.
Un dosage régulier des taux de CK ou d'autres enzymes musculaires n'est pas recommandé chez les patients asymptomatiques traités par statine. Cependant, le dosage des CK est recommandé avant toute initiation d'un traitement par une statine chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse ainsi que chez ceux présentant des symptômes musculaires pendant un traitement par une statine (voir ci-dessous).
Avant initiation du traitement
CADUET doit être prescrit avec précaution chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse. Avant de débuter un traitement par une statine, le taux de créatine kinase (CK) doit être contrôlé dans les situations suivantes :
· Insuffisance rénale.
· Hypothyroïdie.
· Antécédent personnel ou familial de maladies musculaires génétiques.
· Antécédent personnel de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate.
· Antécédents d’affection hépatique et/ou de consommation excessive d’alcool.
· Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de ces mesures doit être évaluée, en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
· Situations où une augmentation des concentrations plasmatiques peut se produire, du fait des interactions (voir rubrique 4.5) et de l’utilisation dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique 5.2).
Dans ces situations, une réévaluation régulière du bénéfice/risque du traitement, de même, qu'une surveillance clinique régulière sont recommandées.
Si le taux basal de CK est significativement élevé (plus de 5 fois la LSN) le traitement ne doit pas être débuté.
Mesure de la créatine kinase
La créatine kinase (CK) ne doit pas être mesurée après un exercice physique important ni en présence d'une autre cause possible d'augmentation de la CK, car cela rendrait difficile l'interprétation des résultats. En cas d'élévation significative de la CK (plus de 5 fois la LSN) avant le traitement, celle-ci devra être systématiquement recontrôlée dans les 5 à 7 jours pour confirmer les résultats.
Pendant le traitement
· Il est recommandé de demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre.
· Si les symptômes apparaissent alors qu'un patient est sous traitement avec CADUET, un dosage de CK doit être effectué ; si le taux de CK est significativement élevé (plus de 5 fois la LSN), le traitement doit être interrompu.
· Si les symptômes musculaires sont sévères et provoquent une gêne quotidienne, l'arrêt du traitement doit être envisagé, même si le taux de CK ne dépasse pas 5 fois la LSN.
· Si les symptômes disparaissent et que le taux de CK redevient normal, la réintroduction de CADUET peut être envisagée à la dose la plus faible et sous étroite surveillance.
· Le traitement par CADUET doit être interrompu en cas d’augmentation cliniquement significative du taux de CK (> 10 fois la LSN) ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.
L’amlodipine n’a pas d’effet sur les paramètres biologiques.
Associations avec d’autres médicaments :
Comme avec les autres statines, le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque CADUET est administré en association avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de l’atorvastatine tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou les transporteurs protéiques (ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, et les inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc). Le risque de myopathie peut être également augmenté en association avec le gemfibrozil et les autres fibrates, l’érythromycine, la niacine et l’ézétimibe. Des alternatives thérapeutiques ne présentant pas ces interactions devront être envisagées dans la mesure du possible.
Dans le cas où l’association de ces médicaments avec CADUET est nécessaire, le bénéfice / risque des traitements concomitants doit être soigneusement évalué et une surveillance clinique adaptée est recommandée (voir rubrique 4.5).
L’association de l’atorvastatine avec l’acide fusidique n’est pas recommandée. Un arrêt temporaire de l’atorvastatine peut être envisagé pendant la période de traitement par l’acide fusidique (voir rubrique 4.5).
Prévention des AVC par diminution agressive des taux de cholestérol (Etude SPARCL)
Dans une analyse a posteriori réalisée dans des sous groupes de patients ayant fait un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT) récent mais ne présentant pas d'insuffisance coronarienne, une fréquence plus élevée d'AVC hémorragique a été observée chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par rapport aux patients sous placebo.
Ce risque élevé est particulièrement observé chez des patients ayant déjà fait un AVC hémorragique ou un infarctus lacunaire à l’inclusion de l'étude.
Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bénéfice/risque de l'atorvastatine 80 mg est incertaine. De ce fait, le risque potentiel de survenue d'AVC hémorragique devra être soigneusement évalué avant toute initiation de traitement (voir rubrique 5.1).
Pneumopathie interstitielle : des cas de pneumopathie interstitielle ont exceptionnellement été rapportés avec certaines statines, particulièrement lors de thérapie de longue durée (voir rubrique 4.8). Les symptômes peuvent inclure une dyspnée, une toux non-productive et une altération de l’état général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion d’une pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine devra être interrompu.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Interactions liées à l'association
Les données d'une étude d'interaction médicamenteuse entre 10 mg d'amlodipine et 80 mg d'atorvastatine réalisée chez le sujet sain montrent que la pharmacocinétique de l'amlodipine n'est pas modifiée lors de l'administration concomitante de ces deux molécules. Aucun effet de l'amlodipine sur la Cmax de l'atorvastatine n'a été observé ; par contre, l'ASC de l'atorvastatine a augmenté de 18 % (IC 90% [109-127 %] en présence d'amlodipine.
Aucune étude d'interaction médicamenteuse n'a été réalisée avec CADUET et d'autres médicaments. Néanmoins, des études d'interaction ont été réalisées avec l'amlodipine et l'atorvastatine individuellement, comme décrit ci-dessous :
Interactions liées à l’amlodipine
Associations déconseillées
+ Dantrolène (perfusion)
Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie I.V.
Par extrapolation, l'association de l'amlodipine et de dantrolène devra être évitée (voir rubrique 4.4).
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
Majoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
+ Inducteurs du CYP3A4 (agents anticonvulsivants tels que carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, rifampicine)
Risque de diminution de la concentration plasmatique de l'amlodipine due à une augmentation du métabolisme hépatique de l'amlodipine par ces inducteurs. Une surveillance clinique sera instaurée. Une adaptation de la posologie de l'amlodipine est éventuellement nécessaire pendant le traitement avec cet inducteur et après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ Alpha-1-bloquants à visée urologique (prazosine, alfuzosine, doxazosine, tamsulosine, térazosine)
Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique sévère.
+ Amifostine
Majoration de l'effet hypotenseur par addition d'effets indésirables.
+ Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majoré (effet additif).
+ Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol)
Risque d'hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines plus ou moins marqué et susceptible de s’ajouter aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants). La présence d'un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.
+ Corticoïdes, tétracosactide
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
+ Autres agents antihypertenseurs
L'utilisation concomitante d'amlodipine avec un autre antihypertenseur (bêta-bloquant, antagoniste des récepteurs à l'angiotensine II, diurétique, inhibiteur de l'enzyme de conversion) peut majorer l'effet hypotenseur de l'amlodipine. Un traitement avec de la trinitrine, des dérivés nitrés ou d'autres vasodilatateurs doit être envisagé avec précaution.
+ Sildénafil
Une dose de 100 mg de sildénafil chez des sujets ayant une hypertension artérielle essentielle n'a pas modifié les paramètres pharmacocinétiques de l'amlodipine. Quand l'amlodipine est associée au sildénafil, chaque molécule exerce son activité antihypertensive propre.
Au cours d’études d’interaction, la cimétidine, l’atorvastatine, les sels d’aluminium/magnésium et la digoxine, n’ont pas modifié la pharmacocinétique de l’amlodipine.
Effet de certains médicaments sur la concentration plasmatique de l’atorvastatine
L’atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4, et elle est également un substrat des transporteurs protéiques tels que le transporteur hépatocytaire OATP1B1. L’administration concomitante de médicaments inhibiteurs du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques peut augmenter les concentrations plasmatiques d’atorvastatine et entrainer un risque majoré de myopathie.
Le risque peut aussi être augmenté lors de l’administration concomitante d’atorvastatine avec d’autres médicaments pouvant induire des myopathies, tels que les fibrates et l’ézétimibe (voir rubrique 4.4).
Inhibiteurs du CYP3A4
Les concentrations plasmatiques d’atorvastatine sont augmentées de façon importante lors de l’association avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir Tableau 1 et les informations spécifiques ci-dessous). L’association d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazole, et les inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc) doit être évitée dans la mesure du possible. Dans les cas où l’association de ces médicaments s’avère nécessaire, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible doivent être envisagées et une surveillance clinique étroite du patient est recommandée (voir Tableau 1).
Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que érythromycine, diltiazem, vérapamil et le fluconazole) peuvent augmenter les concentrations plasmatiques d’atorvastatine (voir Tableau 1). Une majoration du risque de myopathie a été observée lors de l’administration concomitante d’érythromycine et de statines.
Aucune étude d’interaction évaluant les effets de l’amiodarone ou du vérapamil sur l’atorvastatine n’a été réalisée. L’amiodarone et le vérapamil étant tous deux connus pour inhiber l’activité du CYP3A4, leur association avec l’atorvastatine peut entrainer une augmentation de l’exposition à l’atorvastatine.
C’est pourquoi, une dose initiale plus faible d’atorvastatine doit être prescrite et une surveillance clinique adéquate du patient doit être mise en place. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après l’initiation du traitement ou après une adaptation posologique de l’inhibiteur du CYP 3A4.
Inducteurs du CYP3A4
L’administration concomitante d’atorvastatine avec un inducteur du cytochrome P450 3A (tels que l’éfavirenz, la rifampicine ou le millepertuis) peut entraîner des diminutions variables de la concentration plasmatique d’atorvastatine. En raison du double mécanisme d’interaction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A et inhibition du transporteur hépatocytaire OATP1B1), l’administration simultanée d’atorvastatine et de rifampicine est conseillée, car une administration séparée dans le temps de l’atorvastatine de celle de la rifampicine a été associée à une diminution significative des concentrations plasmatiques d’atorvastatine.
L’effet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires d’atorvastatine est toutefois inconnu. Si l’association s’avère nécessaire, l’efficacité du traitement doit être particulièrement surveillée.
Inhibiteurs des transporteurs
Les inhibiteurs des transporteurs (telle que la ciclosporine) peuvent augmenter l’exposition systémique à l’atorvastatine (voir Tableau 1). L’effet de l’inhibition des transporteurs hépatocytaires sur les concentrations hépatocytaires d’atorvastatine est inconnu. Si l’association s’avère nécessaire, la dose doit être diminuée et l’efficacité du traitement doit être surveillée (voir Tableau 1).
Gemfibrozil /dérivés de l’acide fibrique
Un traitement par les fibrates seuls est parfois associé à des évènements musculaires, tels que les rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces évènements peut être augmenté en cas d’utilisation concomitante d’un dérivé de l’acide fibrique et d’atorvastatine. Si l’association s’avère nécessaire, une dose d’atorvastatine plus faible pour atteindre l’objectif thérapeutique doit être utilisée et le patient doit faire l’objet d’un suivi approprié (voir rubrique 4.4).
Ézétimibe
L’ézétimibe seul est associé à des évènements musculaires, tels que des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces évènements peut ainsi être augmenté en cas de traitement concomitant par ézétimibe et atorvastatine. Une surveillance clinique adéquate de ces patients est recommandée.
Colestipol
L’association de l’atorvastatine et de colestipol entraine une diminution d’environ 25% des concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs. Les effets hypolipémiants sont cependant plus importants lorsque l’atorvastatine et le colestipol sont administrés simultanément par rapport à une administration séparée.
Acide fusidique
Aucune étude d’interaction entre l’atorvastatine et l’acide fusidique n’a été réalisée. Comme avec les autres statines, en cas d’association d’atorvastatine et d’acide fusidique, des événements musculaires, incluant des rhabdomyolyses, ont été rapportés depuis la commercialisation. Le mécanisme de cette interaction est inconnu. Une surveillance étroite des patients doit être mise en place et le traitement par atorvastatine devrait être temporairement suspendu.
Effet de l’atorvastatine sur les médicaments administrés en association
Digoxine
À l’état d’équilibre les concentrations plasmatiques de digoxine sont légèrement augmentées lors de l’administration concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg d'atorvastatine. Les patients traités par digoxine doivent être surveillés de façon adéquate.
Contraceptifs oraux
L’administration concomitante d’atorvastatine et d’un contraceptif oral a entrainé une augmentation des concentrations plasmatiques de la noréthindrone et de l’éthinylestradiol.
Warfarine
Dans une étude clinique conduite chez des patients recevant un traitement chronique de warfarine, l’administration concomitante de 80 mg par jour d’atorvastatine et de warfarine a induit une légère diminution, d’environ 1,7 secondes, du temps de prothrombine au cours des 4 premiers jours du traitement, ce temps se normalisant dans les 15 premiers jours du traitement par atorvastatine.
Bien que seulement de très rares cas d’interactions anticoagulantes cliniquement significatives aient été rapportés, le temps de prothrombine doit être déterminé avant de débuter le traitement par atorvastatine chez les patients recevant des anticoagulants dérivés de la coumarine, puis au début du traitement à une fréquence suffisante pour s’assurer qu’aucune modification significative du temps de prothrombine n’apparaît. Dès que la stabilité du temps de prothrombine est atteinte, le temps de prothrombine pourra être suivi à la fréquence habituellement pratiquée chez les patients traités par anticoagulants dérivés de la coumarine. Si la dose d’atorvastatine est modifiée ou le traitement interrompu, la même procédure doit être répétée. Le traitement par atorvastatine n’a pas été associé à des saignements ou des modifications du temps de prothrombine chez les patients ne recevant pas d’anticoagulants.
Tableau 1 : Effet des médicaments administrés en association avec l’atorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques de l’atorvastatine
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Médicament administré en association et posologie |
Atorvastatine |
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Dose (mg) |
Modification de la SSC& |
Recommandations cliniques# |
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Tipranavir 500 mg 2x/jour/ Ritonavir 200 mg 2x/jour, 8 jours (jours 14 à 21) |
40 mg le 1er jour, 10 mg le 20ème jour |
↑ 9,4 fois |
Dans le cas où l’association d’atorvastatine est nécessaire, ne pas dépasser 10 mg/jour d’atorvastatine. Un suivi clinique adéquat de ces patients est recommandé. |
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Ciclosporine 5,2 mg/kg/jour, dose stable |
10 mg 1x/jour pendant 28 jours |
↑ 8,7 fois |
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Lopinavir 400 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours |
20 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 5,9 fois |
Pas de recommandation spécifique. CADUET contient 10mg d’atorvastatine. |
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Clarithromycine 500 mg 2x/jour, 9 jours |
80 mg 1x/jour pendant 8 jours |
↑ 4,4 fois |
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Saquinavir 400 mg 2x/jour/ Ritonavir (300 mg 2x/jour à partir des jours 5-7, augmenté à 400 mg 2x/jour le jour 8), jours 5-18, 30 min après la prise d’atorvastatine |
40 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 3,9 fois |
Pas de recommandation spécifique. CADUET contient 10mg d’atorvastatine. |
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Darunavir 300 mg 2x/jour/ Ritonavir 100 mg 2x/jour, 9 jours |
10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 3,3 fois |
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Itraconazole 200 mg 1x/jour, 4 jours |
40 mg DU |
↑ 3,3 fois |
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Fosamprénavir 700 mg 2x/jour/ ritonavir 100 mg 2x/jour, 14 jours
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10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 2,5 fois |
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Fosamprénavir 1400 mg 2x/jour, 14 jours |
10 mg 1x/jour pendant 4 jours |
↑ 2,3 fois |
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Nelfinavir 1 250 mg 2x/jour, 14 jours |
10 mg 1x/jour pendant 28 jours |
↑ 1,7 fois^ |
Pas de recommandation spécifique. |
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Jus de pamplemousse, 240 ml 1x/jour * |
40 mg, DU |
↑ 37 % |
La consommation d’importantes quantités de jus de pamplemousse n’est pas recommandée au cours d’un traitement par atorvastatine |
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Diltiazem 240 mg 1x/jour, 28 jours |
40 mg, DU |
↑ 51 % |
Une surveillance clinique appropriée des patients est recommandée à la suite de l'instauration du traitement ou d’une adaptation posologique du diltiazem. |
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Erythromycine 500 mg 4x/jour, 7 jours |
10 mg, DU |
↑ 33 %^ |
Une dose maximale plus faible et un suivi clinique de ces patients sont recommandés. |
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Amlodipine 10 mg, dose unique |
80 mg, DU |
↑ 18 % |
Pas de recommandation spécifique. |
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Cimétidine 300 mg 4x/jour, 2 semaines |
10 mg 1x/jour pendant 4 semaines |
↓ moins de 1 %^ |
Pas de recommandation spécifique. |
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Suspension antiacide d’hydroxydes de magnésium et d’aluminium, 30 ml 4x/jour, 2 semaines |
10 mg 1x/jour pendant 4 semaines |
↓ 35 %^ |
Pas de recommandation spécifique. |
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Efavirenz 600 mg 1x/jour, 14 jours |
10 mg pendant 3 jours |
↓ 41 % |
Pas de recommandation spécifique. |
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Rifampicine 600 mg 1x/jour, 7 jours (prises simultanées) |
40 mg DU |
↑ 30 % |
Si l’association s’avère nécessaire, l’administration simultanée d’atorvastatine et de rifampicine est recommandée, avec suivi clinique. |
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Rifampicine 600 mg 1x/jour, 5 jours (prises séparées) |
40 mg DU |
↓ 80 % |
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Gemfibrozil 600 mg 2x/jour, 7 jours |
40mg DU |
↑ 35 % |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés. |
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Fénofibrate 160 mg 1x/jour, 7 jours |
40mg DU |
↑ 3 % |
Une dose initiale plus faible et un suivi clinique des patients sont recommandés. |
& Les résultats présentés en multiples de (ou x-fois) sont à considérer comme le rapport entre l'administration concomitante des deux produits et l'atorvastatine seule (par exemple: 1 fois= pas de modification du rapport). Les résultats présentés en % représentent la différence en % par rapport à l’atorvastatine seule (par exemple, 0% = pas de modification).
# Voir rubriques 4.4 et 4.5 pour la pertinence clinique.
* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des médicaments métabolisés par le CYP3A4. La prise d’un verre de 240 ml de jus de pamplemousse a également entraîné une diminution de 20,4 % de la SSC du métabolite actif orthohydroxy. De grandes quantités de jus de pamplemousse (plus de 1,2 litre par jour pendant cinq jours) ont augmenté de 2,5 fois la SSC de l'atorvastatine et celle des substances actives (atorvastatine et métabolites).
^ Activité totale en équivalent atorvastatine.
Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ ».
1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour ; 4x/jour = quatre fois par jour
Tableau 2 : Effet de l’atorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques de médicaments administrés en association
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Posologie de l’atorvastatine |
Médicament co-administré |
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Posologie du médicament (mg) |
Modification de la SSC & |
Recommandations cliniques |
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80 mg 1x/jour pendant 10 jours |
Digoxine 0,25 mg 1x/jour, 20 jours |
↑ 15 % |
Les patients traités par la digoxine doivent être surveillés de façon adéquate. |
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40 mg 1x/jour pendant 22 jours |
Contraceptif oral 1x/jour, 2 mois - noréthindrone 1 mg - éthinylestradiol 35 µg |
↑ 28 % ↑ 19 % |
Pas de recommandation spécifique |
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80 mg 1x/jour pendant 15 jours |
*Phénazone, 600 mg DU |
↑ 3 % |
Pas de recommandation spécifique |
& Les résultats sont présentés en % représentent la différence en % par rapport à l’atorvastatine seule (par exemple, 0% = pas de modification).
* L’administration concomitante de doses répétées d’atorvastatine et de phénazone n’a exercé que peu ou pas d’effet détectable sur la clairance de la phénazone.
Une augmentation est indiquée par « ↑ », une diminution par « ↓ ».
1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique
CADUET est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement.
Femmes en âge d’avoir des enfants
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des mesures contraceptives fiables pendant le traitement (voir rubrique 4.3).
Grossesse
CADUET est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). La sécurité d’emploi de l’atorvastatine n’a pas été établie chez la femme enceinte. Aucun essai clinique contrôlé n’a été réalisé chez des femmes enceintes traitées par atorvastatine. Suite à une exposition intra-utérine à des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, des anomalies congénitales ont rarement été rapportées. Les études chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3).
Un traitement de la mère par l’atorvastatine peut réduire le taux fœtal du mévalonate, qui est un précurseur de la biosynthèse du cholestérol. L’athérosclérose est un processus chronique, et l'interruption d'un médicament hypolipémiant pendant une grossesse devrait généralement avoir peu d’effet sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.
Pour ces raisons, CADUET ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, ni chez une femme envisageant une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée. Le traitement par CADUET doit être suspendu pendant la grossesse ou tant qu'il n’a pas été déterminé que la femme n’est pas enceinte (voir rubrique 4.3).
En cas de découverte d'une grossesse pendant le traitement, celui-ci doit-être interrompu immédiatement.
L’excrétion de l’amlodipine ou de l’atorvastatine (et de ses métabolites actifs) dans le lait maternel n’est pas établie. Chez le rat, les concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique 5.3). En raison de la possibilité d’effets indésirables graves, les femmes traitées par CADUET ne doivent pas allaiter leur nourrisson (voir rubrique 4.3). L’atorvastatine est contre-indiquée pendant l’allaitement (voir rubrique 4.3).
Fécondité
Aucun effet de l’atorvastatine sur la fertilité n’a été mis en évidence lors d’études conduites chez l’animal mâle ou femelle (voir rubrique 5.3).
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
L’atorvastatine contenue dans CADUET n’a qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Cependant sur la base des propriétés pharmacodynamiques du composant amlodipine de CADUET, la survenue possible de vertiges doit être prise en compte lors de l'utilisation d'un véhicule ou de la conduite de machines (voir rubrique 4.8).
Les événements indésirables se sont limités à ceux rapportés antérieurement pour l'amlodipine et/ou l'atorvastatine (voir tableau des événements indésirables ci-dessous).
Au cours d'essais cliniques contrôlés, l'arrêt de traitement en raison d'événements indésirables cliniques ou d'anomalies biologiques a été observé chez 5,1 % des patients traités avec l'amlodipine et l'atorvastatine contre 4,0 % des patients prenant un placebo.
Les événements indésirables ci-dessous, listés selon la classification MedDRA par système-organe et par ordre de fréquences, concernent l'amlodipine et l'atorvastatine individuellement.
Très fréquents : ³ 1/10, fréquents : ³ 1/100 et < 1/10, peu fréquents : ³ 1/1000 et < 1/100, rares : ³ 1/10 000 et < 1/1000, très rares : < 1/10 000, fréquence indéterminée (ne peut être ni estimée ni extrapolée sur la base des données disponibles).
|
MedDRA Classes de système-organe |
Effets indésirables |
Fréquence |
|
|
Amlodipine |
Atorvastatine |
||
|
Infections et infestations : |
Nasopharyngite |
- |
Fréquents |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
Leucopénie |
Très rares |
- |
|
Thrombocytopénie |
Très rares |
Rares |
|
|
Affections du système immunitaire |
Réaction allergique |
Très rares |
Fréquents |
|
Anaphylaxie |
- |
Très rare |
|
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
Hyperglycémie |
Très rares |
Fréquents |
|
Prise de poids |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Perte de poids |
Peu fréquents |
- |
|
|
Hypoglycémie |
- |
Peu fréquents |
|
|
Anorexie |
- |
Peu fréquents |
|
|
Affections psychiatriques |
Insomnie |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
Troubles de l'humeur (dont anxiété) |
Peu fréquents |
- |
|
|
Cauchemars |
- |
Peu fréquents |
|
|
Dépression |
Peu fréquents |
Fréquence indéterminée |
|
|
Confusion |
Rares |
- |
|
|
Affections du système nerveux |
Somnolence |
Fréquents |
- |
|
Vertiges |
Fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Céphalées (surtout en début du traitement) |
Fréquents |
Fréquents |
|
|
Tremblements |
Peu fréquents |
- |
|
|
Hypoesthésies, paresthésies |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Hypertonie |
Très rares |
- |
|
|
Neuropathie périphérique |
Très rares |
Rares |
|
|
Amnésie |
- |
Peu fréquents |
|
|
Dysgueusie |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Syndrome extrapyramidal |
Fréquence indéterminée |
- |
|
|
Affections oculaires |
Vision floue |
- |
Peu fréquents |
|
Troubles visuels (dont diplopie) |
Peu fréquents |
Rares |
|
|
Affection de l'oreille et du labyrinthe |
Acouphène |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
Perte de l’audition |
- |
Très rares |
|
|
Affections cardiaques |
Palpitations |
Peu fréquents |
- |
|
Syncopes |
Peu fréquents |
- |
|
|
Douleur angineuse |
Rare |
- |
|
|
Infarctus du myocarde |
Très rares |
- |
|
|
Arythmie (dont bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) |
Très rares |
- |
|
|
Affections vasculaires |
Bouffées vasomotrices |
Fréquents |
- |
|
Hypotension |
Peu fréquents |
- |
|
|
Vascularite |
Très rares |
- |
|
|
Affections respiratoires, thoraciques et mediastinales |
Douleur pharyngolaryngée |
- |
Fréquents |
|
Epistaxis |
- |
Fréquents |
|
|
Dyspnée |
Peu fréquents |
- |
|
|
Rhinite |
Peu fréquents |
- |
|
|
Toux |
Très rares |
- |
|
|
Pneumopathie interstitielle, en particulier lors de traitements à long terme |
|
Fréquence indéterminée |
|
|
Affections gastro-intestinales |
Hyperplasie gingivale |
Très rares |
- |
|
Nausées |
Fréquents |
Fréquents |
|
|
Douleurs abdominales hautes et basses |
Fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Vomissements |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Dyspepsie |
Peu fréquents |
Fréquents |
|
|
Modifications du transit intestinal (dont diarrhées et constipation) |
Peu fréquents |
- |
|
|
Sécheresse buccale |
Peu fréquents |
- |
|
|
Dysgueusie |
Peu fréquents |
- |
|
|
Diarrhées, constipation, flatulence |
- |
Fréquents |
|
|
Gastrite |
Très rares |
- |
|
|
Pancréatite |
Très rares |
Peu Fréquents |
|
|
|
Eructation |
- |
Peu fréquents |
|
Affections hépatobiliaires |
Hépatite |
Très rares |
Peu fréquents |
|
Cholestase |
- |
Rares |
|
|
Insuffisance hépatique |
- |
Très rares |
|
|
Affections de la peau et des tissus sous cutanés |
Dermatose bulleuse dont érythème polymorphe |
Très rares |
Rares |
|
Œdème de Quincke |
Très rares |
- |
|
|
Erythème polymorphe |
Très rares |
- |
|
|
Alopécie |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Purpura |
Peu fréquents |
- |
|
|
Décoloration de la peau |
Peu fréquents |
- |
|
|
Prurit |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Eruption |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Hyperhidrose |
Peu fréquents |
- |
|
|
Exanthème |
Peu fréquents |
- |
|
|
Urticaire |
Très rares |
Peu fréquents |
|
|
Œdème angioneurotique |
Très rares |
Rares |
|
|
Dermatite exfoliative |
Très rares |
- |
|
|
Photosensibilité |
Très rares |
- |
|
|
Syndrome de Stevens-Johnson |
Très rares |
Rares |
|
|
Erythrodermie bulleuse avec épidermolyse |
- |
Rares |
|
|
Affections musculo-squelettiques et des tissus conjonctifs |
Gonflement des articulations (dont gonflement des chevilles) |
Fréquents |
Fréquents |
|
Arthralgie, myalgie (voir rubrique 4.4) |
Peu fréquents |
Fréquents |
|
|
Crampes musculaires, spasmes musculaires |
Peu fréquents |
Fréquents |
|
|
Douleur dorsale |
Peu fréquents |
Fréquents |
|
|
Douleur cervicale |
- |
Peu fréquents |
|
|
Douleur des extrémités |
- |
Fréquents |
|
|
Fatigue musculaire |
- |
Peu fréquents |
|
|
Myosites (voir rubrique 4.4) |
- |
Rares |
|
|
Rhabdomyolyse, myopathie (voir rubrique 4.4) |
- |
Rares |
|
|
Tendinopathies, dans de rares cas rupture de tendon |
- |
Rares |
|
|
Affections du rein et des voies urinaires |
Trouble de la miction, nycturie, pollakiurie |
Peu fréquents |
- |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
Impuissance |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
Gynécomastie |
Peu fréquents |
Très rares |
|
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Œdème, œdème périphérique |
Fréquents |
Peu fréquents |
|
Fatigue |
Fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Douleur thoracique |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Asthénie |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Douleur |
Peu fréquents |
- |
|
|
Malaise |
Peu fréquents |
Peu fréquents |
|
|
Fièvre |
- |
Peu fréquents |
|
|
Investigations |
Elévation des enzymes hépatiques : ASAT, ALAT (principalement en relation avec une cholestase) |
Très rares |
Fréquents |
|
Augmentation des CK sanguines (voir rubrique 4.4) |
- |
Fréquents |
|
|
Leucocyturie |
- |
Peu fréquents |
|
Aucune information n'est disponible concernant un surdosage de CADUET chez l'homme.
Amlodipine
Pour l'amlodipine, l'expérience en matière de surdosage intentionnel chez l’homme est limitée. Un surdosage massif pourrait provoquer une importante vasodilatation périphérique entraînant une hypotension systémique marquée et probablement prolongée. Toute hypotension consécutive à une intoxication aiguë nécessite une surveillance en unité de soins intensifs cardiologiques. Un vasoconstricteur peut-être utilisé pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle. L'amlodipine n'est pas dialysable.
Atorvastatine
Il n'existe aucun traitement spécifique du surdosage d'atorvastatine. En cas de surdosage, le patient doit bénéficier d'un traitement symptomatique et des mesures de support doivent être mises en œuvre selon les besoins. La fonction hépatique et les concentrations sériques de CK doivent être contrôlées. En raison de l'importante liaison du médicament aux protéines plasmatiques, l'hémodialyse ne devrait pas significativement augmenter la clairance de l’atorvastatine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
CADUET associe deux mécanismes d'action: l'action d'antagoniste calcique dihydropyridine de l'amlodipine (inhibiteur calcique ou bloqueur du canal calcique lent) d'une part et l'inhibition de l'HMG-CoA réductase par l'atorvastatine d'autre part. Le composant amlodipine de CADUET inhibe le flux transmembranaire des ions calcium dans les cellules musculaires lisses et les cellules myocardiques. Le composant atorvastatine de CADUET est un inhibiteur sélectif et compétitif de l'HMG-CoA réductase, enzyme responsable de la transformation de la 3-hydroxy-3-méthylgultaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols, y compris du cholestérol.
Aucune modification de l'effet antihypertenseur de l'amlodipine sur la pression artérielle systolique n'a été observée lors de l'administration de CADUET, par rapport à l'administration de l'amlodipine seule.
De même, aucune modification de l'effet de l'atorvastatine sur le LDL-C n'a été observée lors de l'administration de CADUET, par rapport à l'administration de l'atorvastatine seule.
L’étude Anglo-Scandinavian Cardiac Outcomes Trial (ASCOT) est une étude randomisée en plan factoriel 2x2 comparant deux stratégies antihypertensives chez 19257 patients (bras antihypertenseur – ASCOT-BPLA) ainsi que l’effet de l’ajout de 10 mg d’atorvastatine par rapport au placebo chez 10305 patients (bras hypolipémiant – ASCOT-LLA), sur les événements coronaires mortels et non mortels.
L'effet de l'atorvastatine sur les événements coronaires mortels et non mortels a été évalué dans une étude randomisée, en double aveugle contrôlée versus placebo (ASCOT-LLA) chez 10305 patients hypertendus âgés de 40 à 79 ans, sans antécédent d'infarctus du myocarde ni d'angor traité, et avec des taux de CT £ 6,5 mmol/l (251 mg/dl). Tous les patients présentaient au moins 3 des facteurs de risque cardiovasculaire prédéfinis suivants: sexe masculin, âge (³ 55 ans), tabagisme, diabète, antécédent de coronaropathie chez un parent du premier degré, CT/HDL ³ 6, artériopathie périphérique, hypertrophie ventriculaire gauche, antécédent d'accident vasculaire cérébral, anomalie électrocardiographique spécifique, protéinurie/albuminurie.
Les patients recevaient un traitement antihypertenseur à base soit d’amlodipine (5-10 mg) soit d’aténolol (50-100 mg). Afin d’atteindre l’objectif de contrôle tensionnel (<140/90 mm Hg chez les patients non diabétiques, <130/80 mm Hg chez les patients diabétiques), le périndopril (4-8 mg) pouvait être ajouté dans le groupe amlodipine et le bendrofluméthiazide potassique (1,25-2,5 mg) dans le groupe aténolol. Le traitement de 3ème intention était la doxazosine à libération prolongée (4-8 mg) dans les deux bras. 5168 patients ont été inclus dans le bras atorvastatine (2584 patients sous amlodipine et 2584 sous aténolol) et 5137 dans le bras placebo (2554 patients sous amlodipine et 2583 sous aténolol).
L’association de l’amlodipine et de l’atorvastatine a montré une réduction significative du critère principal associant les évènements coronaires fatals et les infarctus du myocarde non fatals :
· de 53 % (IC 95 % de 31 % à 68 %, p < 0,0001) par rapport au bras amlodipine + placebo,
· de 39 % (IC 95 % de 8 % à 59 %, p < 0,016) par rapport au bras aténolol + atorvastatine.
La pression artérielle a diminué significativement dans les deux groupes de traitement et la différence était significativement plus importante dans le bras à base d’amlodipine plus atorvastatine que dans celui à base d’aténolol plus d’atorvastatine (respectivement -26,5/-15,6 mm Hg versus -24,7/-13,6 mm Hg). Les valeurs du p entre les deux groupes étaient de 0,0036 (pour la PAS) et <0,0001 (pour la PAD).
Etude Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial (ALLHAT)
L’étude ALLHAT (Antihypertensive and Lipid-Lowering Treatment to Prevent Heart Attack Trial) étude randomisée en double aveugle a été conduite pour comparer les effets de l'amlodipine ou du lisinopril à la chlorthalidone, en traitement de première intention, chez des patients atteints d'hypertension artérielle légère à modérée.
33357 patients hypertendus âgés de 55 ans ou plus ont été randomisés et suivis pendant une durée moyenne de 4,9 ans. Les patients avaient au moins un des autres facteurs de risque de coronaropathie suivants : antécédent d'infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral > 6 mois ou autre maladie cardio-vasculaire liée à l'athérosclérose (51,5 % au total), diabète de type 2 (36,1 %), HDL-C < 35 mg/dL (11,6 %), hypertrophie ventriculaire gauche diagnostiquée par électrocardiogramme ou échocardiographie (20,9 %), tabagisme (21,9 %).
Le critère principal était un critère composite associant des décès d'origine coronaire ou des infarctus du myocarde non fatals. 11,3 % des patients du groupe amlodipine ont présenté un événement du critère principal versus 11,5 % des patients du groupe chlorthalidone (RR 0,98 95 % IC [0,90-1,07] p=0,65).
Parmi les critères secondaires :
· Le taux de mortalité toutes causes a été de 16,8 % versus 17,3 % dans le groupe amlodipine et chlorthalidone respectivement (amlodipine versus chlorthalidone RR 0,96 95% IC [0,89-1,02] p=0,20);
· L'incidence de l'insuffisance cardiaque (composante d'un critère combiné cardiovasculaire) a été significativement plus élevée dans le groupe amlodipine comparée au groupe chlorthalidone (10,2 % versus 7,7 %, RR 1,38, 95 % IC [1,25-1,52] p< 0,001).
L'étude n'a pas montré la supériorité d'un des groupes de traitement sur le critère principal. Une analyse des résultats réalisée a posteriori a suggéré que l'amlodipine diminuerait de manière comparable les décès d'origine coronaire ou les infarctus du myocarde non fatals, ainsi que la mortalité toutes causes par rapport à la chlorthalidone.
Dans l’étude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in cholesterol Levels), l'effet de 80 mg d'atorvastatine ou d'un placebo sur la récidive des AVC a été évalué chez 4 731 patients ayant présenté un AVC ou un accident ischémique transitoire (AIT) au cours de 6 mois précédents et sans antécédents de cardiopathie coronarienne. 60% des patients était des hommes, âgés de 21 à 92 ans (âge moyen: 63 ans) ayant des taux initiaux de LDL cholestérol de 133 mg/dl (3,4 mmol/l). Le taux moyen de LDL-C était de 73 mg/dl (1,9 mmol/l) sous atorvastatine et de 129 mg/dl (3,3 mmol/l) sous placebo. La durée moyenne du suivi était de 4,9 ans.
En comparaison à un placebo, 80 mg d'atorvastatine ont diminué de 15% le risque de survenue d'AVC mortel ou non mortel (critère principal), soit un risque relatif de 0,85 (Intervalle de confiance à 95%: 0,72-1,00; p=0,05) ou de 0,84 (IC à 95%: 0,71-0,99; p=0,03) après ajustement en fonction des valeurs initiales.
Le taux de mortalité (toutes causes confondues) était de 9,1% (216/2 365) chez les patients traités par atorvastatine versus 8,9% (211/2 366) chez les patients traités par placebo.
Une analyse réalisée a postériori a montré que 80 mg d'atorvastatine diminuaient la fréquence des accidents ischémiques de 9,2% (218/2365) versus 11,6 % (274/2366) sous placebo (p=0,01), et augmentaient la fréquence des AVC hémorragiques de 2,3 % (55/2365) versus 1,4 % (33/2366) sous placebo (p=0,02).
· Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'AVC hémorragiques (7/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 4,06 (IC 95%: 0,84-19,57). Le risque d'AVC ischémique était similaire dans les deux groupes (3/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 1,64 (IC 95 %: 0,27-9,82).
· Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'infarctus lacunaire (20/708 sous atorvastatine versus 4/701 sous placebo), soit un risque relatif de 4,99 (IC 95 %: 1,71-14,61). Le risque d'AVC ischémique était plus faible chez ces patients (79/708 sous atorvastatine versus 102/701 sous placebo); soit un risque relatif de 0,76 (IC 95%: 0,57-1,02). Il est possible que le risque absolu d'AVC soit plus élevé chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par jour ayant un antécédent d'infarctus lacunaire.
Le taux de mortalité (toutes causes confondues) était de 15,6% (7/45) sous atorvastatine versus 10,4% (5/48) dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique; ce taux était de 10,9% (77/708) sous atorvastatine versus 9,1% (64/701) sous placebo dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'infarctus lacunaire.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Après administration orale, deux pics plasmatiques distincts sont observés. Le premier intervient 1 à 2 heures après l'administration et est attribuable à l'atorvastatine; le second survient entre 6 et 12 heures après l'administration et est attribuable à l'amlodipine. La vitesse d'absorption et la biodisponibilité de l'amlodipine et de l'atorvastatine de CADUET ne sont pas significativement différentes de celles de l'amlodipine et de l'atorvastatine lors de l'administration concomitante d'amlodipine et d'atorvastatine.
La biodisponibilité de l'amlodipine de CADUET n'a pas été modifiée par la prise d’aliments.
L’alimentation diminue la vitesse d’absorption (Cmax) et la quantité observée (ASC) de l'atorvastatine présente dans CADUET respectivement d’environ 32 % et 11 % ; des réductions similaires des concentrations plasmatiques d'atorvastatine en présence d’aliments avaient été observées sans diminution de l'effet sur le LDL-cholestérol (voir ci-dessous).
Données concernant l'amlodipine
Absorption : Après administration orale de doses thérapeutiques d'amlodipine seule, un pic plasmatique est observé 6 à 12 heures après administration. La biodisponibilité absolue varie entre 64 et 80 %. Le volume de distribution est d'environ 21 l/kg. La biodisponibilité de l'amlodipine n'est pas modifiée en présence d'aliments.
Distribution : Les études in vitro de l'amlodipine ont montré qu'environ 97,5 % du médicament circulant est lié aux protéines plasmatiques chez les patients hypertendus.
Métabolisme : L'amlodipine est métabolisée en métabolites inactifs en grande partie par le foie (environ 90 %).
Élimination : L'élimination plasmatique de l'amlodipine est biphasique, avec une demi-vie d'élimination terminale d'environ 30 à 50 heures. Les concentrations plasmatiques à l'état d'équilibre sont atteintes en 7 à 8 jours après administration répétée. 10 % de la molécule d'amlodipine inchangée et 60 % des métabolites de l'amlodipine sont excrétés dans l'urine.
Données concernant l'atorvastatine
Absorption : L'atorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales étant atteintes en 1 à 2 heures. L'importance de l'absorption de l'atorvastatine est dose-dépendante. La biodisponibilité absolue de l'atorvastatine (molécule mère) est d'environ 12 % et la disponibilité systémique de l'inhibition de l'HMG-CoA réductase est d'environ 30%. La faible disponibilité systémique est attribuée à une clairance pré-systémique au niveau de la muqueuse gastro-intestinale et/ou à un métabolisme de premier passage hépatique.
Bien que l’alimentation diminue la vitesse (Cmax) et la quantité du médicament absorbée (AUC) respectivement d'environ 25 % et 9 %, la réduction du LDL-C est équivalente, que l'atorvastatine soit administrée en présence ou non d’aliments.
Les concentrations plasmatiques d'atorvastatine sont plus basses (d'environ 30 % pour la Cmax et l'ASC) après administration du médicament le soir par rapport à une administration du médicament le matin. Cependant, la réduction du LDL-C est la même, indépendamment de l'heure d'administration du médicament dans la journée.
Distribution : Le volume de distribution moyen de l'atorvastatine est d'environ 381 litres. La liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques est ³ 95 %.
Métabolisme : L'atorvastatine est largement métabolisée en dérivés ortho- et parahydroxylés et en divers produits de bêta-oxydation. L'inhibition in vitro de l'HMG-CoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est similaire à celle de l'atorvastatine. Environ 70 % de l'activité inhibitrice circulante de l'HMG-CoA réductase est attribuée aux métabolites actifs.
Élimination : L'atorvastatine et ses métabolites sont principalement éliminés dans la bile après métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Cependant, il ne semble pas que le médicament subisse un cycle entéro-hépatique significatif. La demi-vie d'élimination plasmatique moyenne de l'atorvastatine est d'environ 14 heures chez l'homme, mais la demi-durée d'inhibition de l'HMG-CoA réductase est de 20 à 30 heures en raison de la contribution des métabolites actifs. Moins de 2% d'une dose d'atorvastatine se retrouve dans l'urine après administration orale.
Données concernant l'amlodipine et l'atorvastatine dans des populations spéciales
Sujet âgé : Le délai pour atteindre la concentration plasmatique maximale de l'amlodipine est similaire chez le sujet âgé et le sujet plus jeune. Chez le sujet âgé, la clairance de l'amlodipine tend à diminuer, ce qui entraîne des augmentations de l'ASC. Chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque congestive, les augmentations de l'ASC et de la demi-vie d'élimination correspondent à ce qui est attendu pour le groupe d'âge des patients étudiés.
Les concentrations plasmatiques de l'atorvastatine sont plus élevées (d'environ 40 % pour la Cmax et 30 % pour l'ASC) chez le sujet âgé sain (³ 65 ans) que chez le sujet jeune adulte. Les données cliniques indiquent un niveau plus important de diminution du LDL-cholestérol dans la population âgée en comparaison avec les adultes plus jeunes, quelle que soit la dose d'atorvastatine (voir rubrique 4.4).
Enfant : Aucune donnée de pharmacocinétique n'est disponible chez l’enfant.
Sexe : Les concentrations d'atorvastatine sont différentes chez la femme (Cmax environ 20 % plus élevée et ASC environ 10 % plus basse) et chez l'homme. Ces différences n'ont aucune significativité clinique, notamment en ce qui concerne les effets sur les paramètres lipidiques.
Insuffisance rénale : La pharmacocinétique de l'amlodipine n'est pas significativement modifiée par l'insuffisance rénale. L’amlodipine n’est pas dialysable. Les patients insuffisants rénaux peuvent donc recevoir la dose initiale habituelle d'amlodipine.
Au cours des études avec l'atorvastatine, la présence d'une altération rénale n'a pas eu d'influence sur les concentrations plasmatiques d'atorvastatine, ni sur la réduction du LDL-C. Chez les patients présentant une altération de la fonction rénale, aucun ajustement de dose de l'atorvastatine n'est nécessaire.
Insuffisance hépatique : Les insuffisants hépatiques ont une clairance réduite de l'amlodipine, entraînant une augmentation de l'ASC d'environ 40-60 %. Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique modérée à grave, la réponse thérapeutique à l'atorvastatine n'est pas modifiée, mais l'exposition au médicament est fortement accrue. Chez les patients présentant une atteinte hépatique chronique liée à l'alcool (Childs-Pugh B), les concentrations plasmatiques d'atorvastatine sont nettement augmentées (environ 16 fois pour la Cmax et 11 fois pour l'ASC).
Polymorphisme SLCO1B1 : La recapture hépatique de tous les inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, dont l’atorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients ayant un polymorphisme SLCO1B1, il y a un risque de surexposition à l’atorvastatine, qui peut entrainer une augmentation du risque de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Un polymorphisme au niveau du gène OATP1B1 (SLCO1B c.521CC) est associé à une exposition à l’atorvastatine 2,4 fois (SSC) supérieure à celle observée chez les individus sans ce variant génotypique (c.521TT). Une altération génétique de la recapture hépatique de l’atorvastatine est également possible chez ces patients. Les conséquences éventuelles sur l’efficacité sont inconnues.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucune étude préclinique n'a été réalisée avec l'association fixe d'amlodipine et d'atorvastatine.
Les données précliniques concernant l’amlodipine provenant d’études conventionnelles de sécurité, de pharmacologie, de toxicité à doses répétées, de génotoxicité ou carcinogénicité, n’ont pas révélé de risque spécifique pour l’homme. Lors des études de reproduction, un prolongement de la parturition et une augmentation de la mortalité péri-natale a été observée chez le rat.
Il n'a pas été observé ni d'effet carcinogène, ni d’effet génotoxique (in vitro et in vivo) de l'atorvastatine chez le rat. Au cours d'une étude de deux ans chez la souris, les incidences d'adénome hépatocellulaire chez le mâle et de carcinome hépatocellulaire chez la femelle ont été augmentées à la dose maximale utilisée, pour laquelle l'exposition systémique était 6 à 11 fois supérieure à l'exposition humaine à la dose la plus élevée recommandée, sur la base des ASC (0-24). Il a été montré lors d’études chez l’animal que les inhibiteurs de l’HMG-CoA pouvaient modifier le développement des embryons ou des fœtus. Chez le rat, le développement de la progéniture a été retardé et la survie post-natale a été diminuée après exposition des femelles à des doses d’atorvastatine supérieures à 20 mg/kg/jour (correspondant à une exposition clinique systémique). Les concentrations d’atorvastatine et de ses métabolites actifs dans le lait des mères étaient quasiment identiques à celles retrouvées dans leur plasma. A des doses allant jusqu’à 175 et 225 mg/kg/jour respectivement, aucun effet de l’atorvastatine n’a été observé chez le mâle ou la femelle et elle n’était pas tératogène.
Pelliculage : OPADRY II blanc 85F28751 (polyalcool vinylique, dioxyde de titane (E171), macrogol 3000, talc).
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
30 ou 90 comprimés pelliculés en flacon (PEHD) contenant un déshydratant avec fermeture de sécurité enfant.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Pas d'exigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE
75014 PARIS
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 369 301-5 ou 34009 369 301 5 5 : 10 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 369 302-1 ou 34009 369 302 1 6 : 14 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 369 303-8 ou 34009 369 303 8 4 : 20 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 369 304-4 ou 34009 369 304 4 5 : 28 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 369 305-0 ou 34009 369 305 0 6 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 566 843-5 ou 34009 566 843 5 9 : 50 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 566 844-1 ou 34009 566 844 1 0 : 56 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 566 845-8 ou 34009 566 845 8 8 : 60 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 375 754-8 ou 34009 375 754 8 5 : 90 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 566 846-4 ou 34009 566 846 4 9 : 100 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 566 847-0 ou 34009 566 847 0 0 : 200 comprimés pelliculés sous plaquettes thermoformées (Polyamide/Aluminium/PVC).
· 369 306-7 ou 34009 369 306 7 4 : 30 comprimés pelliculés en flacon (PE) avec fermeture de sécurité enfant.
· 566 848-7 ou 34009 566 848 7 8 : 90 comprimés pelliculés en flacon (PE) avec fermeture de sécurité enfant.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.