RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 03/05/2013
VANTAS 50 mg, implant
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque implant contient environ 50 mg d'acétate d'histréline équivalent à 41 mg d'histréline.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Implant.
L'implant se présente sous forme d'un petit tube fin, flexible. Le noyau d'acétate d'histréline est placé dans un réservoir d'hydrogel non biodégradable cylindrique de 34,5 mm x 3,15 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement palliatif du cancer avancé de la prostate.
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose recommandée de Vantas est un implant pendant 12 mois. En moyenne, 50 µg d’acétate d’histréline sont libérés chaque jour. L’implant est inséré sous la peau dans la face interne du bras.
La réponse à la thérapie par Vantas doit être surveillée par les paramètres cliniques et par la mesure du niveau sérique d’antigène prostatique spécifique (PSA). Les études cliniques ont montré que les concentrations sériques de testostérone pouvaient augmenter durant la première semaine du traitement (augmentation brutale de testostérone). Les concentrations de testostérone baissaient ensuite pour atteindre le seuil de castration (≤ 50 ng/dL) avant la quatrième semaine. Une fois atteint, le seuil de castration se maintenait aussi longtemps que la thérapie par Vantas continuait. Si la réponse clinique d’un patient ne parait pas optimale, il est alors conseillé de confirmer que les concentrations sériques de testostérone chez le patient sont bien au seuil de castration.
L’implant doit être retiré après 12 mois de traitement. Au moment où l’implant est retiré, un nouvel implant peut être inséré afin de continuer le traitement. Voir les procédures d’insertion et de retrait ci-dessous.
Population pédiatrique
Vantas n’est pas indiqué chez la femme et les enfants de moins de 18 ans car la sécurité et l’efficacité de Vantas n’ont pas été établies dans ces populations. Aucune donnée n’est disponible.
Insuffisance hépatique et insuffisance rénale
Vantas n’a pas été étudié de manière adéquate chez les patients avec insuffisance hépatique.
Chez les patients avec insuffisance rénale de légère à modérée (CLcr : 15-60 ml/min), aucune adaptation de la dose du médicament n’est nécessaire. Vantas n’a pas été étudié chez les patients avec cancer de la prostate atteints d’insuffisance rénale grave.
Vantas est contre-indiqué chez les patients avec hypersensibilité à l’histréline ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, la GnRH, aux agonistes/analogues de la GnRH ou à l’acide stéarique. Des réactions anaphylactiques à la LHRH synthétique ou aux agonistes /analogues de la LHRH ont également été rapportées.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La réponse au traitement par VANTAS doit être surveillée par des examens réguliers des concentrations sériques en testostérone et antigène prostatique spécifique, en particulier si la réponse clinique ou biochimique attendue suite au traitement n’a pas été obtenue (voir rubrique 4.2).
L’histréline entraîne une augmentation transitoire des concentrations sériques de testostérone pendant la première semaine de traitement. Les patients peuvent avoir une aggravation des symptômes ou l’apparition de nouveaux symptômes, y compris des douleurs articulaires, des douleurs osseuses, une neuropathie, une hématurie ou une obstruction à la sortie de l’uretère ou de la vessie. Des cas d’obstruction urétérale et de compression de la moelle épinière, qui peuvent entraîner la paralysie avec ou sans complications fatales, ont été rapportés comme liés aux agonistes de la LHRH. Les patients avec des métastases vertébrales et/ou une obstruction des voies urinaires doivent être étroitement surveillés pendant les premières semaines de traitement. Il faut envisager un traitement prophylactique par anti-androgènes chez ces patients. Si une compression de la moelle épinière ou une insuffisance rénale surviennent, il faut initier le traitement de référence pour ces complications.
Les résultats de dosage de la testostérone dépendent de la méthode d’analyse. Il est conseillé de connaître le type et la spécificité de la méthode d’analyse afin de veiller à prendre les décisions cliniques et thérapeutiques correctes.
Une privation en androgènes sur le long terme, due soit à une orchiectomie bilatérale ou à l’administration d’analogues de GnRH, est associée à une augmentation du risque de perte osseuse et peut entraîner l’ostéoporose et une augmentation du risque de fracture osseuse. De plus, les patients peuvent avoir des changements métaboliques (par exemple intolérance au glucose ou aggravation d’un diabète existant) ou un risque accru d’événement cardiovasculaire. Les patients ayant un fort risque de développer des maladies métaboliques ou cardiovasculaires doivent être examinés attentivement avant de débuter le traitement et contrôlés de manière adéquate au cours de la thérapie par privation d’androgènes.
Vantas doit être utilisé avec précaution chez les patients ayant une fonction hépatique anormale, afin de vérifier l’applicabilité de Vantas chez ces patients, puisque Vantas n’a pas été étudié de façon adéquate chez les patients ayant une insuffisance hépatique.
Il existe un risque accru de survenue de dépression incidente (qui peut être sévère) chez les patients traités par agonistes de la GnRH, tels que la histréline. Les patients doivent être informés en conséquence et traités de façon appropriée si des symptômes apparaissent.
L’insertion d’un implant est une intervention chirurgicale. Seul un dispositif d’implantation VANTAS peut être utilisé pour l’insertion de l’implant. Une stricte observance des procédures recommandées pour l’insertion et le retrait est conseillée afin de réduire le risque de complications et d’expulsion de l’implant (voir rubrique 6.6).
Dans les cas où il est difficile de localiser l’implant par palpation, une échographie ou une tomodensitométrie (TDM) peuvent être utilisées.
Les femmes et les enfants n’ont pas été étudiés.
Le conditionnement de ce médicament renferme du latex-caoutchouc qui peut causer de graves réactions allergiques.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Aucune étude d’interaction médicamenteuse pharmacocinétique n’a été réalisée avec VANTAS.
Le traitement par histréline entraîne la suppression du système pituitaire-gonadique. Les résultats des tests diagnostiques des fonctions pituitaires/gonadotropiques et gonadiques réalisés pendant ou après le traitement par histréline peuvent être affectés.
Les études précliniques ont montrées que l'histréline diminue la fécondité chez les animaux à cause de son effet pharmacologique. Cependant, la fécondité revient à la normale après arrêt du traitement (voir rubrique 5.3).
En raison de ses indications, VANTAS n'a pas été étudié chez la femme enceinte ni chez celle qui allaite et ne doit pas être utilisé chez la femme.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.
La sécurité de VANTAS a été évaluée chez 171 patients avec un cancer de la prostate, traités jusqu’à 36 mois dans deux essais cliniques. VANTAS, comme d’autres analogues de la LHRH, a entraîné une augmentation transitoire des concentrations sériques de testostérone pendant la première semaine du traitement. Ainsi, les exacerbations potentielles des signes et symptômes de la maladie au cours des premières semaines de traitement sont un facteur de risque chez les patients avec métastases vertébrales et/ou obstruction urinaire ou hématurie. Si ces paramètres s’aggravent, ils peuvent entraîner un problème neurologique comme une faiblesse et/ou une paresthésie des membres inférieurs ou une aggravation des symptômes urinaires (voir rubrique 4.4).
Au cours des 12 premiers mois suivant l’insertion du ou des implant(s), un implant a été expulsé au niveau du site d’incision chez huit des 171 patients des essais cliniques. Dans une étude pivot, une évaluation détaillée des réactions au site d’implantation a également été conduite. Les réactions au site d’insertion étaient très fréquentes et ont concerné 13,8 % des patients de l’étude. Toutes ces réactions locales ont été rapportées comme étant de faible gravité. La plupart de ces réactions étaient associées à l’insertion initiale ou au retrait/insertion d’un nouvel implant, elles sont apparues et ont disparu dans les deux premières semaines suivant l’insertion de l’implant. Les réactions ont persisté chez 2,8 % des patients et encore 2,8 % ont développé des réactions au site d’insertion après les deux premières semaines suivant l’implantation.
Parmi les 138 patients d’une étude pivot, 2 patients ont développé une infection et une inflammation cutanées locales. Le premier cas a été résolu après un traitement par antibiotiques oraux et l’autre cas, sans traitement. Les réactions locales consécutives à l’insertion d’un nouvel implant étaient comparables à celles observées après l’insertion initiale.
Les effets indésirables systémiques suivants, peut-être ou probablement liés au traitement, se sont produits pendant des essais cliniques après un traitement par VANTAS d’une durée maximale de 24 mois. Les effets indésirables rapportés au cours du traitement par VANTAS lors des essais cliniques sont classés par systèmes d’organes et par fréquence dans le Tableau 1 ci-après.
Très fréquent (≥ 1/10)
Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100)
Rare (≥ 1/10 000 à <1/1 000)
Très rare (< 1/10 000)
Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.
Tableau 1 : Fréquence des effets indésirables, peut-être ou probablement liés au traitement, rapportés par des patients traités par VANTAS sur une durée maximale de 24 mois.
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Groupe d’organes |
Très fréquent |
Fréquent |
Peu fréquent |
Rare |
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Infections et infestations |
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Infection cutanée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Anémie |
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Troubles du métabolisme et de la nutrition |
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Rétention hydrique, hypercalcémie, hypercholestérolémie, désir compulsif de nourriture, augmentation de l’appétit |
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Affections psychiatriques |
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Changements d’humeur, dépression, diminution de la libido, insomnie |
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Affections du système nerveux |
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Étourdissements, céphalées |
Tremblements, léthargie |
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Affections cardiaques |
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Palpitations, extrasystoles ventriculaires |
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Affections vasculaires |
Bouffées de chaleur* |
Rougeurs du visage |
Hématomes |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
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Dyspnée induite par l’exercice |
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Affections gastro-intestinales |
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Constipation |
Gêne abdominale, nausées |
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Affections hépatobiliaires |
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Troubles hépatiques |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
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Hypertrichose |
Sudation nocturne, prurit, hyperhydrose |
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Affections musculo-squelettiques et systémiques |
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Arthralgie, douleurs dans les extrémités |
Douleurs dorsales, spasmes musculaires, infiltration musculaire, douleurs dans le cou |
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Affections du rein et des voies urinaires |
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Pollakiurie, trouble de la fonction rénale**, rétention urinaire |
Insuffisance rénale, néphrolithiase, dysurie, hématurie |
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Affections des organes de reproduction et des seins |
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Dysfonctionnement érectile*, atrophie testiculaire*, gynécomastie* |
Dysfonctionnement sexuel, douleur mammaire, sensibilité mammaire, prurit génital (hommes) |
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Troubles généraux et anomalies au site d’administration |
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Lésion au site d’application, érythème au site d’application, asthénie, fatigue, réaction au site d’application, douleurs, sensibilité |
Œdème périphérique, douleurs (exacerbées), gonflement, douleurs (non spécifiques), malaise, sensation de froid, irritabilité |
Inflammation au point d’application |
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Investigations |
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Prise de poids, élevation de la glycémie |
Augmentation de l’aspartate-aminotransférase, de la lactate déshydrogénase sérique, de la testostérone sérique, diminution de la clairance de la créatinine, augmentation de la phosphatase acide prostatique, perte de poids |
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Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
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Occlusion du stent urétéral, hématomes |
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*Réaction pharmacologique liée à l’inhibition de la testostérone
** 5 patients sur 8 ont présenté un épisode isolé d’insuffisance rénale légère (définie par la clairance de la créatinine ≥ 30 ml/min et < 60 ml/min), qui est revenue dans les valeurs normales lors de la consultation médicale suivante.
Une privation en androgènes sur le long terme, due soit à une orchiectomie bilatérale ou à l’administration d’analogues de GnRH, est associée à une augmentation du risque de perte osseuse et peut entraîner l’ostéoporose et une augmentation du risque de fracture osseuse. De plus, les patients peuvent avoir des changements métaboliques (par exemple intolérance au glucose ou aggravation d’un diabète existant) ou un risque accru d’événement cardiovasculaire.
Sans objet.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique: Hormones libérant la gonadotropine, Code ATC : H01CA03.
L'histréline est un analogue synthétique d'une LHRH présente naturellement. Après l'implantation de Vantas, l'histréline est libérée dans les tissus, provoquant l'inhibition de la sécrétion pituitaire de LH, ce qui entraîne une baisse des concentrations sériques de testostérone chez l'homme. L'effet est réversible à l'arrêt du traitement. Au départ, Vantas, tout comme les autres agonistes de LHRH, peut temporairement augmenter la concentration sérique de testostérone.
Un mois après l'implantation, les concentrations de testostérone sont tombées dans les limites de la castration (≤ 50 ng/dL) et restent ainsi tant que VANTAS est présent. Cette inhibition entraîne la régression de la tumeur prostatique et une amélioration symptomatique chez la plupart des patients.
L'implant est inséré sous la peau et reste en place 12 mois pendant lesquels le médicament est libéré à travers le réservoir d'hydrogel. La libération journalière moyenne sur une période de 12 mois est d'environ 50 µg d'acétate d'histréline avec une concentration plasmatique d'histréline plus importante au début de la période de dosage et une concentration plus basse vers la fin, mais avec un seuil de castration de testostérone maintenu.
Le réservoir d'hydrogel de l'implant détermine le taux de diffusion dans l'environnement aqueux. L'hydrogel n'est pas dissous mais sa composition est analogue à celle des tissus vivants, ce qui contribue à sa biocompatibilité du fait qu'il réduit l'irritation mécanique des cellules et des tissus environnants. Il présente également une faible tension superficielle in vivo, ce qui réduit la tendance des protéines à être adsorbées et à s'accumuler sur la surface. Ceci est important pour la prévention des thromboses et autres processus biologiques de rejet.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après insertion sous-cutanée d'un implant Vantas 50 mg chez des patients avec un cancer avancé de la prostate (n = 17), les concentrations sériques maximales d'histréline de 1,10 ± 0,375 ng/ml (valeur moyenne ± Ecart Type) ont été observées à une médiane de 12 heures. La libération sous-cutanée continue était évidente du fait que les taux sériques ont été maintenus pendant toute la période d'administration de 52 semaines. La concentration sérique moyenne en histréline, à la fin de la période de traitement de 52 semaines, était de 0,13 ± 0,065 ng/ml. Après l'insertion du deuxième implant réalisée après 52 semaines, les concentrations sériques en histréline observées pendant les 8 semaines suivantes étaient comparables aux concentrations observées pendant la même période après le premier implant. Pendant la période d'administration de 52 semaines, le taux moyen de libération sous-cutanée du médicament, analysé à partir de la teneur résiduelle de 41 implants, était de 56,7 ± 7,71 µg/jour. La biodisponibilité relative de l'implant VANTAS chez les patients atteints d'un cancer de la prostate ayant des fonctions rénale et hépatique normales, par rapport à une dose sous-cutanée en bolus chez des volontaires sains, était de 92 %. Les concentrations sériques en histréline étaient proportionnelles à la dose après un, deux ou quatre implants de 50 mg de VANTAS (50, 100 ou 20 mg d'acétate d'histréline) chez 42 patients avec un cancer de la prostate.
Distribution
Le volume apparent de distribution de l'histréline après une dose sous-cutanée en bolus (500 µg) chez des volontaires sains adultes, était de 58,4 ± 7,86 L. La fraction libre de médicament dans le plasma déterminée in vitro était de 29,5 % ± 8,9 % (valeur moyenne ± ET).
Biotransformation
Une étude in vitro du métabolisme du médicament utilisant des hépatocytes humains a identifié un seul métabolite d'histréline résultant de la déalkylation C-terminale. Des fragments peptidiques résultant de l'hydrolyse sont probablement aussi des métabolites. Après une dose sous-cutanée en bolus chez des volontaires sains, la clairance apparente de l'histréline était de 179 ± 37,8 ml/min (valeur moyenne ± ET) et la demi-vie terminale était de 3,92 ± 1,01 h (valeur moyenne ± ET). La clairance apparente après insertion d'un implant VANTAS de 50 mg (en acétate d'histréline) chez 17 patients avec un cancer de la prostate était de 174 ± 56,5 ml/min (valeur moyenne ± ET).
Elimination
Aucune étude d'excrétion du médicament n'a été conduite avec les implants Vantas 50 mg.
Le taux de l'hormone lutéinisante (LH) est revenu à la normale 1 à 6 semaines après l'extraction de l'implant. Le taux de testostérone est également revenu à la normale dans les 2 semaines suivant l'augmentation du taux de LH, ce qui indique que l'inhibition est réversible.
Populations spéciales:
Gériatrie
La plupart (89,9 %) des 138 patients étudiés dans l'essai clinique principal avaient 65 ans ou plus.
Pédiatrie
La sécurité et l'efficacité de VANTAS en pédiatrie n'ont pas été établies (voir rubrique 4.2).
Race
Les concentrations moyennes en histréline étaient similaires chez 7 patients latino-américains, 30 de race noire et 77 caucasiens.
Insuffisance rénale
Lors de la comparaison des concentrations sériques moyennes en histréline entre 42 patients avec un cancer de la prostate ayant une insuffisance rénale légère à modérée (CLcr: 15-60 ml/min) et 92 patients sans insuffisance rénale ou hépatique, les taux étaient environ 50 % supérieurs chez les patients avec insuffisance rénale (0,392 ng/ml versus 0,264 ng/ml). De plus fortes concentrations ont été observées chez les patients avec un degré plus élevé d'insuffisance rénale. Il n'y a pas de données chez les patients avec insuffisance rénale sévère. Ces changements liés à l'insuffisance rénale ne sont pas considérés comme cliniquement pertinents. Il n'est donc pas nécessaire d'adapter la dose du médicament pour ces sous-populations de patients.
Insuffisance hépatique
L'influence de l'insuffisance hépatique sur la pharmacocinétique de l'histréline n'a pas été suffisamment étudiée.
5.3. Données de sécurité préclinique
Aucun signe de toxicité manifeste n'a été observé lors des études de toxicité à doses répétées et les effets étaient principalement reliés aux propriétés pharmacologiques de l'histréline. Les études de carcinogénicité chez le rat à des doses allant jusqu'à 30 fois et chez les souris à des doses allant jusqu'à 230 fois la dose chez l'homme ont révélé, comme observé avec les autres agonistes de la LHRH, une augmentation des tumeurs des tissus hormonaux-dépendants (testicules, pancréas, glande mammaire et glandes pituitaires). De plus, il y a eu une augmentation des sarcomes histiocytaires chez les femelles souris à la dose la plus élevée.
Les études de mutagénicité réalisées avec des extraits salins des implants avec et sans histréline ont été négatives sur une batterie d'études de génotoxicité.
Des études de tolérance locale montrent que Vantas est un irritant léger et finit par être encapsulé avec le temps. Une minéralisation s'est produite chez le rat, le lapin et le chien, mais pas chez le singe.
L'administration d'histréline chez les animaux de laboratoires a été associée avec une atrophie des organes reproducteurs et une réduction de la fécondité. Cela est du à l'effet pharmacologique et la réversibilité totale a été démontrée après arrêt de l'administration.
Le noyau du médicament contient de l'acide stéarique.
L'enveloppe en copolymère acrylique est composé de :
· 2-hydroxyéthyl méthacrylate,
· 2-hydroxypropyl méthacrylate,
· triméthylolpropane triméthacrylate.
La solution de stockage de l'implant consiste en :
· chlorure de sodium,
· eau pour préparation injectable.
Sans objet.
3 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Implant
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
Ne pas congeler.
A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.
Dispositif d'implantation
Le dispositif d'implantation fourni est stérile dans sa poche.
A conserver à une température ne dépassant pas 25°C. Ne pas mettre au réfrigérateur et ne pas congeler. A conserver dans l’emballage extérieur d’origine, à l’abri de la lumière.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
L'implant est contenu dans un flacon en verre de type 1 et fourni avec un bouchon recouvert de Teflon (isoprène chlorobutyl) et une capsule en aluminium. Le bouchon contient du latex. L'implant est conservé dans 2 ml de solution stérile de chlorure de sodium à 1.8 %.
VANTAS est fourni dans une boîte en carton avec un sac en plastique de couleur ambre, qui contient le flacon en verre avec l'implant.
Le dispositif stérile d'implantation est fourni dans un sac Tyvek auto-scellant pour stérilisation, qui se trouve dans une boîte en carton.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Le dispositif d’implantation VANTAS est à usage unique.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Procédure d'insertion
Il est important d'utiliser des méthodes aseptiques afin de minimiser le risque d'infection. Des gants stériles sont nécessaires pour l'insertion et le retrait de l'implant.
Identification du site d'insertion
Le patient sera allongé sur le dos avec le bras qu'il utilise le moins (à savoir, le bras gauche pour une personne droitière) plié pour que le médecin puisse avoir un accès facile à face interne du bras. Soutenez le bras à l'aide d'oreillers pour que le patient puisse facilement maintenir cette position. Le site optimal pour l'insertion est à peu près à moitié chemin entre l'épaule et le coude, dans le creux entre le biceps et le triceps.
Préparation du dispositif d'implantation
Préparez le dispositif d'implantation avant de préparer le site d'insertion et avant l'insertion. Retirez le dispositif d'implantation de son sac stérile. Le dispositif est fourni avec la canule entièrement déroulée. Vérifiez ceci en examinant la position du bouton vert de rétraction. Le bouton doit se trouver dirigé totalement vers l'avant, vers la canule, et opposé à la poignée.
Retirez le collier métallique du flacon en verre, retirez le bouchon en caoutchouc et utilisez des forceps/clamps mosquito pour agripper l'une des extrémités de l'implant. Evitez d'attraper ou de serrer le milieu de l'implant pour prévenir toute distorsion de l'implant.
Insérez l'implant dans le dispositif d'implantation. L'implant sera positionné dans la canule de manière à ce que seule l'extrémité soit visible au fond du bord biseauté.
Insertion de l'implant
Tamponnez le site d'insertion avec de la povidone iodée et placez un champ avec fenêtre sur le site.
Anesthésie
Assurez-vous que le patient n'est pas allergique à la lidocaïne/l'adrénaline. Injectez quelques millilitres d'anesthésique en commençant par le site d'incision et infiltrez ensuite tout au long de l'implant, 32 mm, en forme d'éventail.
Incision
A l'aide d'un scalpel, faites une incision peu profonde de 2-3 mm dans la peau dans la partie intérieure supérieure du bras, perpendiculairement à la longueur du biceps.
Insertion
Saisissez le dispositif d'implantation par sa poignée.
Insérez l'extrémité du dispositif dans l'incision avec le bord biseauté vers le haut, et faites avancer le dispositif de manière sous-cutanée le long de la voie anesthésiée jusqu'à la ligne marquée sur la canule. Pour garantir la position sous-cutanée, le dispositif d'implantation doit visiblement soulever la peau tout le temps pendant l'insertion. Veillez à ce que le dispositif d'implantation ne pénètre pas dans les tissus musculaires.
Maintenez le dispositif en place en même temps que vous déplacez votre pouce vers le bouton vert de rétraction. Enfoncez le bouton pour libérer le mécanisme de verrouillage; ensuite, ramenez le bouton vers le point d'arrêt tout en maintenant le dispositif en place. La canule est retirée de l'incision, laissant l'implant dans le derme. Retirez le dispositif d'implantation de l'incision. L'implant libéré peut être contrôlé par palpation.
Note: N'essayez pas de pousser le dispositif plus au fond une fois que le processus de rétraction a commencé afin d'éviter d'endommager l'implant. Si vous souhaitez recommencer la procédure, retirez le dispositif, attrapez l'implant par l'extrémité afin de l'extraire, remettez le bouton de rétraction dans la position la plus avancée, rechargez l'implant et recommencez toute la procédure.
Fermeture de l'incision
Pour fermer l'incision, faites un ou deux points de suture (facultatif) avec les nœuds orientés vers l'intérieur de l'incision. Appliquez une légère couche de pommade antiseptique directement sur l'incision. Fermez l'incision à l'aide de deux stéri-strips chirurgicaux. Mettez une compresse de gaze sur l'incision et recouvrez d'un bandage.
Procédure de retrait et insertion d'un nouvel implant
L'implant VANTAS doit être retiré après 12 mois de traitement.
Localisation de l'implant
L'implant peut être localisé en palpant la zone autour de l'incision faite l'année précédente. L'implant est généralement facilement palpable. Pressez sur l'extrémité distale de l'implant pour déterminer la localisation de l'extrémité proximale par rapport à l'ancienne incision.
S'il est difficile de trouver l'implant, des ultrasons peuvent être utilisés. Si l'implant ne peut être localisé par ultrasons, d'autres techniques par imagerie, telles la TDM ou l'IRM, peuvent être utilisées pour le retrouver.
Préparation du site d'insertion
La position du patient et la préparation du site d'implantation sont les mêmes que pour la première implantation. Tamponnez la zone au-dessus et autour de l'implant avec de la povidone iodée. Placez un champ avec fenêtre sur le site.
Anesthésie
Déterminez d'abord que le patient n'est pas allergique à la lidocaïne/l'adrénaline; pressez ensuite sur l'extrémité de l'implant la plus éloignée de la première incision. Injectez une petite quantité de lidocaïne/adrénaline à l'extrémité proche de l'incision; faites ensuite avancer la canule le long de l'implant mais au-dessous de celui-ci, tout en injectant régulièrement une petite quantité d'anesthésique dans la peau. L'anesthésique soulèvera l'implant dans le derme; Si un nouvel implant doit être inséré, vous avez le choix de placer l'implant dans la même « poche » que celle de l'implant retiré ou d'utiliser la même incision et d'insérer l'implant dans la direction opposée. Si vous placez l'implant dans la direction opposée, injectez l'anesthésique le long du nouvel implant avant l'explantation.
Incision/explantation
Utilisez un scalpel pour faire une incision de 2-3 mm près de l'extrémité et environ de 1-2 mm de profondeur. Généralement, l'extrémité de l'implant sera visible à travers une fine pseudo-capsule de tissu. Si l'implant n'est pas visible, pressez sur l'extrémité distale de l'implant et massez-la vers l'avant, vers l'incision. « Coupez » prudemment la pseudo-capsule afin de révéler l'extrémité en polymère.
Saisissez l'extrémité à l'aide de forceps-clamps mosquito et retirez l'implant.
Si vous insérez un nouvel implant, suivez les mêmes instructions qu'à l'origine. Le nouvel implant peut être introduit par le même site d'incision. Ou vous pouvez choisir d'utiliser l'autre bras.
Instructions pour le patient - soins post-implantation
Remettez la notice d'information au patient. Informez le patient d'éviter de se mouiller le bras avec l'implant pendant 24 heures. Le bandage de pression peut être retiré après 24 heures. Le patient ne doit pas retirer les stéri-strips chirurgicaux. Ces strips seront laissés jusqu'à ce qu'ils tombent d'eux-mêmes après quelques jours. Les patients éviteront de porter des objets lourds et de participer à des activités physiques contraignantes qui impliquent le bras traité pendant 7 jours afin de permettre à l'incision de se refermer complètement.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
ORION CORPORATION
ORIONINTIE 1
FI-02200 ESPOO
FINLANDE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 392 600-5 ou 34009 392 600 5 1: boîte de 1 implant en flacon (verre) avec dispositif d'implantation.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicament soumis à prescription médicale.