RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 07/10/2016
Vancomycine FarmaPlus 1000 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion.
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque flacon contient 1000 mg de vancomycine (sous forme de chlorhydrate de vancomycine) (équivalant à au moins 1 050.000 UI).
Après reconstitution avec 20 ml d’eau pour préparations injectables, la solution à diluer pour solution pour perfusion obtenue contient 50 mg/ml de vancomycine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution à diluer pour perfusion.
Poudre blanche à blanc cassé.
La solution à diluer pour perfusion reconstituée possède un pH compris entre 2,5 et 4,5.
4.1. Indications thérapeutiques
· Infections compliquées de la peau et des parties molles,
· Infections des os et des articulations,
· Pneumonies communautaires,
· Pneumonies nosocomiales,
· Endocardites infectieuses.
VANCOMYCINE FARMAPLUS est indiqué dans le traitement des patients présentant une bactériémie associée ou suspectée d’être associée à l’une des infections listées ci-dessus.
Si nécessaire, la vancomycine doit être administrée en association à d’autres antibiotiques.
La vancomycine s’est révélée active seule ou en association avec les aminosides dans les endocardites à Streptococcus viridans ou Streptococcus bovis. Dans les endocardites à entérocoques (par exemple Streptococcus faecalis), la vancomycine doit être associée à un aminoside.
La vancomycine peut être utilisée en prophylaxie périopératoire de l’endocardite bactérienne chez les patients présentant un risque élevé de développer une endocardite bactérienne lors d’une intervention chirurgicale majeure (chirurgie cardiaque et vasculaire par exemple) et qui ne peuvent pas recevoir une bêta-lactamine.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose doit être adaptée au patient en fonction du poids, de l’âge, du type d’infection et de sa sévérité, de la réponse clinique du patient et des particularités du patient telles que sa fonction rénale.
Si nécessaire, la vancomycine doit être administrée en association à d’autres antibiotiques. Les recommandations thérapeutiques doivent être respectées.
Adultes et enfants de plus de 12 ans avec une fonction rénale normale :
La dose usuelle administrée par voie intraveineuse est de 500 mg toutes les 6 heures ou 1 g toutes les 12 heures. Dans certaines circonstances et dans le cas d'infections sévères menaçant le pronostic vital, une dose de 15 à 20 mg/kg de poids corporel toutes les 8 à 12 heures peut être envisagée afin d'obtenir des concentrations résiduelles optimales (voir rubrique 5.1).
En cas d’endocardite bactérienne, le schéma posologique généralement admis est de 1g de vancomycine administré par voie intraveineuse toutes les 12 heures pendant 4 semaines, seule ou en association à d’autres antibiotiques.
L’endocardite à entérocoque est traitée pendant 6 semaines par une association de vancomycine et d'un aminoside. Il convient de se référer aux recommandations officielles.
Prophylaxie péri-opératoire contre l’endocardite bactérienne :
1g de vancomycine administré chez l’adulte par voie intraveineuse (avant l’induction de l’anesthésie) puis en fonction de la durée et du type d’intervention, possibilité d’administrer une dose de 1g de vancomycine 12 heures après l’opération par voie intraveineuse.
Patients âgés :
La diminution naturelle de la filtration glomérulaire liée à l’âge peut entraîner une augmentation de la concentration sérique de vancomycine si la posologie n’est pas adaptée (voir le tableau des adaptations de posologie en cas d’altération de la fonction rénale).
Population pédiatrique
Enfants (1 mois à 12 ans) :
La dose usuelle administrée par voie intraveineuse journalière est de 40 mg/kg de poids corporel, le plus souvent fractionnée en 4 doses, soit 10 mg/kg de poids corporel toutes les 6 heures. La dose peut être portée à 60 mg/kg de poids corporel par jour (voir rubrique 5.1).
Nourrissons jusqu’à 1 mois :
Pour les nourrissons et les nouveau-nés, les doses peuvent être plus faibles. La dose initiale recommandée est de 15 mg/kg de poids corporel suivie de doses d'entretien de 10 mg/kg de poids corporel toutes les 12 heures pendant la première semaine de vie puis de doses de 10mg/kg de poids corporel toutes les 8 heures jusqu'à l'âge de 1 mois.
Les concentrations sanguines de vancomycine doivent être contrôlées.
Patients insuffisants rénaux :
Chez les patients dont la fonction rénale est altérée, la dose doit être adaptée en fonction de l’excrétion. Dans ce cas, la surveillance de la concentration sérique de vancomycine peut être utile, notamment pour les patients sévèrement malades ayant une fonction rénale fluctuante.
Le tableau suivant peut guider pour l’adaptation des doses de vancomycine à administrer aux patients atteints d’insuffisance rénale. La dose initiale ne doit pas être inférieure à 15 mg/kg de poids corporel.
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Clairance de la créatinine [ml/min] |
Dose de vancomycine [mg/24 heures] |
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> 100 |
2000-1500 |
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100-70 |
1500-1000 |
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70-30 |
1000-500 |
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20 |
300 |
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10 |
150 |
Patients anuriques :
La dose initiale est de 15 mg/kg jusqu’à ce que la concentration sérique thérapeutique soit atteinte. La posologie d’entretien est d’environ 1,9 mg/kg/24 heures. En pratique, les patients adultes présentant une altération sévère de la fonction rénale peuvent recevoir une dose d’entretien de 250 à 1000 mg à plusieurs jours d’intervalles au lieu d’une dose quotidienne.
Posologie en cas d’hémodialyse
Pour les patients à la fois anuriques et sous hémodialyse régulière, la posologie suivante est possible : dose de saturation de 1000 mg, dose d’entretien de 1000 mg tous les 7 à 10 jours.
En cas d’utilisation de membranes de polysulfone pour l’hémodialyse (« dialyse haut flux »), la demi-vie de la vancomycine est raccourcie. Pour ces patients sous hémodialyse régulière, une dose d’entretien plus élevée peut être nécessaire.
Patients insuffisants hépatiques :
Il n’a pas été mis en évidence que la posologie doit être réduite chez les patients atteints d’insuffisance hépatique.
Surveillance des concentrations sériques de vancomycine :
La concentration sérique de vancomycine doit être contrôlée dès le deuxième jour du traitement, immédiatement avant l’administration de la dose suivante et une heure après la perfusion. Les concentrations sériques résiduelles doivent être normalement supérieures à 10 mg/l. En fonction du site de l’infection et de la sensibilité de l’agent pathogène, des valeurs de 15-20 mg/l peuvent être nécessaire pour être efficaces (voir rubriques 4.4 et 5.1).
Les concentrations doivent normalement être contrôlées deux ou trois fois par semaine.
Mode d’administration
Par voie parentérale, la vancomycine doit impérativement être administrée en perfusion lente (sans excéder 10 mg/min sur une période d’au moins 60 minutes pour les doses inférieures à 600 mg) et suffisamment diluée (au moins 100 ml par 500 mg ou au moins 200 ml par 1000 mg).
Chez les patients nécessitant une restriction hydrique, une solution de 500 mg/50 ml ou 1000 mg/100 ml peut également être administrée. A des concentrations plus élevées, le risque d’effets indésirables liés à la perfusion peut être majoré.
Pour les instructions concernant la reconstitution/dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6.
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
En cas de réactions d’hypersensibilité aiguës sévères (par exemple, une réaction anaphylactique), le traitement par vancomycine doit être arrêté immédiatement et les mesures d’urgence appropriées habituelles doivent être instaurées.
Chez les patients traités par la vancomycine sur une longue période ou avec d’autres médicaments qui peuvent causer une neutropénie ou une agranulocytose, le taux des leucocytes doit être contrôlé à intervalles réguliers. Tous les patients traités par la vancomycine doivent périodiquement faire l’objet d’un bilan hématologique, d’analyses d’urines et de tests de la fonction hépatique et rénale.
Ototoxicité
Une ototoxicité, transitoire ou permanente (voir rubrique 4.8) a été rapportée chez des patients ayant des antécédents de surdité, ayant reçu des doses intraveineuses excessives ou recevant un traitement concomitant par une autre substance active ototoxique, telle qu’un aminoside. La surdité peut être précédée par des acouphènes. L’expérience avec d’autres antibiotiques suggère que la surdité peut être évolutive malgré l’arrêt du traitement. Pour réduire le risque d'ototoxicité, les concentrations sanguines doivent être contrôlées régulièrement et un contrôle régulier de la fonction auditive est recommandé.
Les patients âgés sont particulièrement exposés au risque de lésions auditives. Les fonctions vestibulaire et auditive doivent être surveillées chez les patients âgés pendant et après le traitement. L’usage concomitant ou séquentiel avec d’autres médicaments ototoxiques est déconseillé.
Réactions liée à la perfusion :
Une administration rapide en bolus (soit pendant quelques minutes) peut provoquer une hypotension importante (avec un choc et rarement un arrêt cardiaque), une réaction de type histaminique et une éruption cutanée maculopapuleuse ou érythémateuse (syndrome de « l’homme rouge » ou syndrome du « cou rouge »).
La vancomycine doit être perfusée lentement, sous la forme d’une solution diluée (2,5 à 5,0 g/l), à une vitesse ne dépassant pas 10 mg/min et sur une période d’au moins 60 minutes, afin d’éviter l’apparition de réactions liées aux perfusions rapides. L’arrêt de la perfusion entraîne généralement la disparition rapide de ces réactions.
Une douleur et une thrombophlébite peuvent survenir chez de nombreux patients recevant de la vancomycine et elles peuvent être occasionnellement sévères. La fréquence et la sévérité de la thrombophlébite peuvent être réduites en administrant lentement la solution diluée de vancomycine (voir rubrique 6.6) et en variant régulièrement les sites de perfusion. La fréquence des réactions liées à la perfusion (hypotension, rougeurs, érythème, urticaire et prurit) augmente en cas d’administration concomitante d’anesthésiques (voir rubrique 4.5). Ces réactions peuvent être réduites en administrant la perfusion de vancomycine au moins 60 minutes avant l’induction de l’anesthésie.
Réactions bulleuses sévères
Des cas de syndromes de Steven-Johnson ont été rapportés chez des patients traités par la vancomycine. Si les symptômes ou les signes de syndrome de Steven-Johnson apparaissent (par ex. éruption cutanée progressive souvent avec des cloques ou des lésions des muqueuses), le traitement par vancomycine doit être arrêté immédiatement.
Spectre d’activité antibactérienne
La vancomycine a un spectre d'activité antibactérienne limitée (Bactéries à Gram positif). L’utilisation de vancomycine en monothérapie n’est pas adaptée au traitement de certaines infections sauf si la bactérie identifiée est déjà connue pour être sensible à la vancomycine ou s’il y a de forte suspicion que la bactérie suspectée soit sensible à la vancomycine.
L’utilisation de vancomycine doit tenir compte du spectre d'activité antibactérienne, du profil de sécurité d’emploi et de l'adéquation de ce traitement avec la situation du patient.
Réactions liées au site d’administration
La vancomycine doit être administrée uniquement par voie intraveineuse, afin d’éviter le risque de nécrose. Le risque d’irritation veineuse est réduit en administrant en perfusion la vancomycine sous forme de solution diluée et en variant le site d’injection. La vancomycine est très irritante pour les tissus et peut provoquer des nécroses au site d’injection en cas d’administration intramusculaire.
L’administration de vancomycine par voie intrapéritonéale dans le cadre de dialyse péritonéale continue ambulatoire a été associée à un syndrome de péritonite chimique.
La vancomycine doit être administrée avec précaution chez les patients présentant des réactions allergiques à la téicoplanine, car des cas de réactions d’hypersensibilité croisée, incluant des cas de chocs anaphylactiques d’issue fatale, ont été rapportés.
Nephrotoxicité
La vancomycine doit être utilisée avec prudence chez les patients atteints d’insuffisance rénale, incluant les patients anuriques, car le risque de développer des effets toxiques est plus élevé en présence de concentrations sanguines élevées et prolongées de vancomycine. La dose doit être réduite en fonction du stade d’insuffisance rénale. Le risque de toxicité est plus élevé en cas de fortes concentrations sanguines ou de traitement prolongé. Les concentrations sanguines doivent être contrôlées et la fonction rénale doit être régulièrement évaluée.
Un contrôle régulier des concentrations sanguines de vancomycine est indiqué en cas d'administration de doses élevées et d'utilisation prolongée, en particulier chez les patients présentant un dysfonctionnement rénal ou une altération de l’audition, ainsi qu’en cas d’administration concomitante de substances néphrotoxiques ou ototoxiques, respectivement (voir rubrique 4.2).
Population pédiatrique :
La vancomycine doit être utilisée avec une prudence particulière chez les prématurés et les enfants en raison de leur immaturité rénale et de l’augmentation possible des concentrations sériques de vancomycine (voir rubrique 4.2). Les concentrations sanguines de vancomycine doivent donc faire l’objet d’un suivi minutieux. L’administration concomitante de vancomycine et d’anesthésiques a été associée à un érythème et à des bouffées congestives de type histaminique chez les enfants (voir rubrique 4.5).
Interactions médicamenteuses avec les anesthésiques
La dépression myocardique induite par l’anesthésique peut être majorée par la vancomycine. Pendant l’anesthésie, les doses doivent être bien diluées et administrées lentement sous surveillance cardiaque étroite. Il convient de ne pas procéder à des changements de position jusqu’à ce que la perfusion soit terminée.
Entérocolite pseudomembraneuse
En cas de diarrhée sévère persistante, la possibilité d’une entérocolite pseudomembraneuse pouvant menacer le pronostic vital doit être prise en compte (voir rubrique 4.8). Les antidiarrhéiques ne doivent pas être administrés.
Surinfection
Un traitement prolongé par vancomycine peut induire la prolifération d’autres micro-organismes non sensibles. Une observation attentive du patient est essentielle. En cas de surinfection pendant le traitement, les mesures adéquates doivent être prises.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Autres médicaments potentiellement néphrotoxiques ou ototoxiques
L’administration concomitante ou séquentielle de vancomycine et d’autres médicaments potentiellement ototoxiques ou néphrotoxiques peut accroître l’ototoxicité ou la néphrotoxicité. Les médicaments néphrotoxiques peuvent être des produits de contraste iodés, des aminosides, des organoplatines, du méthotrexate à doses élevées, la pentamidine, la ciclosporine, ou le tacrolimus et certains médicaments antiviraux comme le foscarmet, l’aciclovir, le ganciclovir, le famciclovir, le valaciclovir et le valganciclovir. Les médicaments ototoxiques peuvent être des aminosides, des organoplatines, certains diurétiques. Une surveillance étroite du patient est nécessaire, particulièrement en cas d’administration concomitante d’aminosides. La dose maximale de vancomycine sera alors limitée à 500 mg toutes les 8 heures.
Anesthésiques
Il a été signalé que l’incidence des effets indésirables potentiels (tels que l’hypotension, l’érubescence de la peau, l’érythème, l’urticaire, la dépression myocardique ou le prurit) augmentait lorsque la vancomycine était administrée conjointement à des anesthésiques. Afin de minimiser ces effets indésirables, la vancomycine doit être administrée au moins 60 minutes avant l’induction de l’anesthésie (voir rubrique 4.4).
Relaxants musculaires
Si le chlorhydrate de vancomycine est administré pendant ou immédiatement après une intervention chirurgicale, les effets des relaxants musculaires conjointement administrés (notamment la succinylcholine), comme un blocage neuromusculaire, peuvent être accentués ou prolongés.
Anticoagulants oraux
L’administration concomitante de vancomycine et de warfarine peut augmenter les effets de ces anticoagulants. De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques, incluant les glycopeptides. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Il est recommandé de suivre l’INR fréquemment pendant et rapidement après l’administration concomitante de vancomycine avec des anticoagulants oraux.
Population pédiatrique
Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.
Il n’y a pas de données relatives à l’utilisation de la vancomycine pendant la grossesse. Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects relatifs à la toxicité de la reproduction (voir rubrique 5.3).
La vancomycine traverse le placenta et on ne peut exclure un risque potentiel d’ototoxicité et de néphrotoxicité chez l’embryon et le nouveau-né. La vancomycine ne doit être administrée pendant la grossesse qu’en cas de nécessité absolue et après une évaluation rigoureuse du rapport bénéfice/risque.
La vancomycine est excrétée dans le lait maternel humain. La vancomycine doit être utilisée avec prudence chez les mères qui allaitent en raison des effets indésirables éventuels pouvant survenir chez le nourrisson (perturbation de la flore intestinale accompagnée de diarrhées, colonisation par des champignons de type levure et éventuellement sensibilisation). Si l’administration de ce médicament est importante pour la mère qui allaite, la décision doit être prise d’arrêter l’allaitement ou d’arrêter le traitement de vancomycine en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et le bénéfice du traitement pour la mère.
Fertilité
Il n’y a pas de données disponibles.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
VANCOMYCINE FARMAPLUS n’a aucun effet ou qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
Les effets indésirables les plus fréquents sont des phlébites et des réactions pseudo-allergiques provoquées par une perfusion trop rapide de vancomycine.
Tableau des effets indésirables :
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Fréquent (³1/100, <1/10) |
Peu fréquent (³1/1,000, <1/100) |
Rare (³1/10,000, <1/1,000) |
Très rare (<1/10,000) |
Féquence indéterminée |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
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Agranulocytose, neutropénie, thrombocytopénie, éosinophilie, leucopénie, anémie, pancytopénie, Anémie aplasique |
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Affections du système immunitaire |
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Réactions anaphylactoïdes, réactions d’hypersensibilité |
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syndrome DRESS (syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse) |
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Affections de l'oreille et du labyrinthe |
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Ototoxicité |
Acouphènes, étourdissements |
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Affections cardiaques |
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Arrêt cardiaque |
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Affections vasculaires |
Hypotension, thrombophlébite |
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Vasculite |
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Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée, stridor |
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Affections gastro-intestinales |
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Nausées, vomissement |
Entérocolite pseudomembraneuse |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Exanthème et inflammation des muqueuses, prurit, urticaire |
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Dermatose bulleuse à IgA |
Dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell ou pustulose exanthématique |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Insuffisance rénale |
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Néphrite interstitielle, insuffisance rénale aiguë |
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Nécrose tubulaire aiguë |
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Phlébite, « syndrome de l’homme rouge », douleurs, spasmes |
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Fièvre médicamenteuse, frissons |
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Description d’effets indésirables sélectionnés :
Par ailleurs, l'administration de vancomycine peut diminuer la réponse aux transfusions de plaquettes après une transfusion allogénique de cellules souches hématopoïétiques.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.
Les symptômes d’un surdosage sont une ototoxicité, un « syndrome de l’homme rouge », et une insuffisance rénale associée à une élévation des concentrations sériques de créatinine et d’urée.
Mesures à appliquer en cas de surdosage
· Aucun antidote spécifique n’est connu.
· Il est nécessaire d’instaurer un traitement symptomatique pour le maintien de la fonction rénale.
· La vancomycine est très faiblement éliminée du sang par hémodialyse ou dialyse péritonéale. L’hémofiltration ou l’hémoperfusion sur des résines de polysulfone ont été utilisées pour réduire les concentrations sériques de vancomycine.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antibactériens à usage systémique ; antibactériens glycopeptides, code ATC : J01XA01.
Mécanisme d’action
La vancomycine est un antibiotique glycopeptide tricyclique qui inhibe la synthèse de la paroi cellulaire des bactéries sensibles en se liant avec une forte affinité à la terminaison D-alanyl-D-alanine des précurseurs de la paroi cellulaire. Ce médicament a un effet bactéricide pour les bactéries en cours de division.
Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique :
La vancomycine présente une activité non dépendante de la concentration avec le rapport de l’aire sous la courbe (ASC) de la concentration divisée par la concentration minimale inhibitrice (CMI) de la bactérie cible comme principal paramètre prédictif de l’efficacité. Sur la base de données animales et de données humaines limitées, obtenues in vitro, un rapport ASC/CMI de 400 a été établi comme étant la valeur cible PK/PD de l’efficacité clinique de la vancomycine. Pour atteindre cette cible lorsque les CMI sont > 0,5 mg/l, un schéma posologique se situant dans la fourchette supérieure et des concentrations sériques résiduelles (15-20 mg/l) sont nécessaires (voir rubrique 4.2).
Mécanisme de résistance :
La résistance acquise aux glycopeptides se base sur l’acquisition de plusieurs complexes géniques et la modification de la cible D-alanyl-D-alanine en D-alanyl-D-lactate ou D-alanyl-D-sérine qui se lie faiblement à la vancomycine, dans la mesure où un site essentiel pour la liaison hydrogène est absent. Cette forme de résistance s’observe tout particulièrement pour les Enterococcus faecium.
Cette sensibilité réduite ou la résistance à la vancomycine pour l’espèce Staphylococcus n'est pas encore bien élucidée. Plusieurs éléments génétiques et de nombreuses mutations sont nécessaires.
Une résistance croisée à la téicoplanine a été rapportée.
Sensibilité :
La vancomycine est active contre les bactéries Gram-positif. Les bactéries Gram-négatif sont résistantes.
Les concentrations minimales inhibitrices (CMI) critiques établies par l’European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing (EUCAST) sont présentées ci-dessous :
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Sensible |
Résistant |
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Staphylococcus spp. |
£ 2 mg/l |
> 2 mg/l |
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Enterococcus spp.1 |
£ 4 mg/l |
> 4 mg/l |
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Streptococcus spp |
£ 2 mg/l |
> 2 mg/l |
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Streptococcus pneumoniae |
£ 2 mg/l |
> 2 mg/l |
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Anaérobies gram-positives |
£ 2 mg/l |
> 2 mg/l |
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Seuils non spécifiques aux espèces2 |
£ 2 mg/l |
> 4 mg/l |
1 Le seuil S/I de la vancomycine a été porté à 4 mg/l pour éviter de diviser les distributions de CMI pour le type sauvage de certaines espèces.
2 Les concentrations critiques non liées aux espèces ont été déterminées principalement sur la base des données PK/PD et sont indépendantes de la distribution des CMI d‘espèces spécifiques. Elles s’appliquent uniquement aux espèces pour lesquelles aucune concentration critique propre à l’espèce n’a été définie et non à celles pour lesquelles un test de sensibilité n’est pas recommandé.
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la région géographique et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d’informations sur la résistance locale, notamment pour le traitement d’infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable d’obtenir un avis spécialisé principalement lorsque l’intérêt de la vancomycine dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de prévalence de la résistance locale.
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Espèces habituellement sensibles |
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Aérobies à Gram positif |
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Enterococcus faecalis. |
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Staphylococcus aureus |
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Staphylococcus coagulase negative |
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Streptococcus spp. |
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Streptococcus pneumoniae |
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Bacillus spp., Enterococcus spp., Listeria spp., Rhodococcus equi, |
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Anaérobies à Gram positif Clostridium spp. à l’exclusion de Clostridium innocuum Eubacterium spp. Peptostreptococcus spp. Propionibacterium acnes |
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Espèces inconstamment sensibles (résistances acquise ≥ 10%) |
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Enterococcus faecium |
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Espèces naturellement résistantes |
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Bactéries Gram négatif Coques et bacilles |
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Aérobies Gram positif Actinomyces spp., Erysipelothrix rhusiopathiae, Lactobacilles heterofermentaires Leuconostoc spp., Nocardia asteroides, Pediococcus spp. |
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Anaérobies Clostridium innocuum Mycobacterie |
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Mycoplasma spp. |
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Autres Chlamydia spp Rickettsia spp. Treponema spp. |
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les concentrations plasmatiques moyennes après une perfusion intraveineuse de 1 g de vancomycine en 60 minutes sont d’environ 63 mg/l à la fin de la perfusion, d’environ 23 mg/l après 2 heures et d’environ 8 mg/l après 11 heures.
Si la vancomycine est administrée par voie intrapéritonéale lors d’une dialyse péritonéale, environ 60 % atteint le cycle systémique au cours des 6 premières heures. Après administration intrapéritonéale de 30 mg/kg, des concentrations sériques d’environ 10 mg/l sont atteintes.
Distribution
Après administration intraveineuse, la vancomycine est distribuée dans pratiquement tous les tissus. Elle se diffuse dans les liquides pleural, péricardique, ascitique et synovial ainsi que dans le muscle cardiaque et les valvules cardiaques à des concentrations similaires à celles observées dans le plasma sanguin. Le volume de distribution apparent à l’état d’équilibre est de 0,43 (jusqu'à 0,9) l/kg. Dans le cas de méninges non enflammées, seules de petites quantités de vancomycine passent dans le liquide céphalorachidien.
La liaison de la vancomycine aux protéines plasmatiques est de 55 %.
Élimination
La vancomycine n'est que faiblement métabolisée. Après administration parentérale, la vancomycine est excrétée par voie rénale par filtration glomérulaire, presque entièrement sous forme de substance microbiologiquement active (environ 70 à 80 % dans les 24 heures). L’excrétion biliaire est peu significative (moins de 5 % d'une dose). Chez les patients adultes dont la fonction rénale est normale, la demi-vie sérique est d’environ 4 à 6 heures et, chez les enfants, de 2,2 à 3 heures. Une altération de la fonction rénale peut allonger la durée d’élimination (jusqu’à 7,5 jours). La clairance de la vancomycine du plasma est quasiment corrélée au taux de filtration glomérulaire. La clairance systémique totale et rénale de la vancomycine peut être réduite chez les patients âgés.
5.3. Données de sécurité préclinique
Il existe des données limitées sur les effets mutagènes, elles ne mettent pas de risque en évidence. Aucune étude à long terme du potentiel carcinogène chez l’animal n’est disponible. Aucun effet tératogène direct ou indirect n’a été observé lors d’études de tératogénicité durant lesquelles des rats et des lapins ont reçu des doses approximativement équivalentes à la dose humaine en termes de surface corporelle (mg/m2).
Aucune étude animale n’est disponible sur l'utilisation pendant la période périnatale/postnatale ou sur les effets sur la fécondité.
Hydroxyde de sodium (pour l’ajustement du pH),
Acide chlorhydrique (pour l’ajustement du pH).
Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments à l’exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.
Traitement en association
En cas de traitement associant la vancomycine à d’autres antibiotiques/agents chimiothérapiques, les préparations doivent être administrées séparément.
Le mélange de solutions de vancomycine et de bêta-lactames s’est révélé physiquement incompatibles. La probabilité d’une précipitation augmente avec des concentrations plus élevées de vancomycine. Il est recommandé de rincer convenablement les lignes de perfusion entre l’administration de ces antibiotiques. Il est également recommandé de diluer les solutions de vancomycine à 5 mg/ml ou moins.
L’administration de VANCOMYCINE FARMAPLUS par injection intravitréenne n’est pas autorisée. Une précipitation a été observée après une injection intravitréenne de vancomycine et de ceftazidime administrées à l’aide de seringues et d’aiguilles différentes pour le traitement d’une endophtalmie. Le précipité dans le corps vitré s’est dissout complètement, mais lentement, sur une période de 2 mois au cours desquels l’acuité visuelle s’est également améliorée.
Poudre : 2 ans
Solution reconstituée à diluer : La stabilité physico-chimique de la solution reconstituée a été démontrée pendant 24 heures à une température de 2-8 °C.
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur.
Solution diluée finale destinée à la perfusion : La stabilité physico-chimique de la solution reconstituée et diluée a été démontrée pendant 12 heures à une température de 25 °C.
D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d’utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation après reconstitution et dilution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de l’utilisateur.
6.4. Précautions particulières de conservation
Poudre : À conserver à une température ne dépassant pas 25 °C
Pour les durées et les conditions de conservation du médicament après reconstitution/dilution, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Flacon en verre incolore de type I muni d’un bouchon en caoutchouc de 20 mm et d'une capsule en aluminium de type flip-off.
Conditionnement de 1 flacon contenant 1000 mg de poudre de substance active.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
La poudre doit être reconstituée et la solution obtenue doit ensuite être diluée avant usage.
Préparation de la solution reconstituée à diluer :
Dissoudre le contenu d’un flacon de 1000 mg de vancomycine dans 20 ml d’eau pour préparations injectables.
Un ml de solution reconstituée contient 50 mg de vancomycine.
pH = 2,5 – 4,5.
Pour prévenir la précipitation due au faible pH du chlorhydrate de vancomycine dans la solution, tous les canules et cathéters intraveineux doivent être nettoyés avec du sérum physiologique.
Aspect de la solution reconstituée à diluer :
Solution limpide, incolore, exempte de particules.
Pour les durées et les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.
Préparation de la solution diluée finale destinée à la perfusion :
VANCOMYCINE FARMAPLUS doit être dilué avec de l’eau pour préparations injectables, du chlorure de sodium à 9 mg/ml ou du glucose à 50 mg/ml.
Flacon contenant 1000 mg de vancomycine :
Pour obtenir une solution pour perfusion à 5 mg/ml, diluer 20 ml de la solution reconstituée à diluer avec 180 ml de chlorure de sodium à 9 mg/ml ou du glucose à 50 mg/ml et administrer en perfusion intraveineuse.
Aspect de la solution diluée finale destinée à la perfusion :
La solution doit être inspectée visuellement afin de déceler la présence éventuelle de matières particulaires et de décoloration avant l’administration. La solution ne doit être utilisée que si elle est limpide et exempte de particules.
La concentration de vancomycine de la solution pour perfusion ne doit pas excéder 5 mg/ml.
La dose souhaitée doit être administrée lentement en perfusion intraveineuse à une vitesse n’excédant pas 10 mg/minute pendant au minimum 60 minutes, voire plus longtemps.
Pour les conditions de conservation du médicament après dilution, voir la rubrique 6.3.
Exemple : Une dose de 20 mg/kg de poids corporel pour un enfant (10 kg) nécessite 200 mg de vancomycine qui équivaut à 40 ml de solution pour perfusion.
Le débit de la perfusion ne doit en aucun cas excéder 10 mg/min. Les instructions de manipulation sont incluses dans la notice.
Élimination :
Les flacons sont à usage unique. Le produit non utilisé doit être éliminé.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
SØRKEDALSVEIEN 10B
NO-0369 OSLO
NORVEGE
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 550 261 0 5 : poudre en flacon (verre) ; boîte de 1.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[A compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Liste I.
Médicament soumis à prescription hospitalière.