RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 13/02/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ERITRETIN 40 mg/g + 0,25 mg/g gel

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque gramme de gel contient : 40 mg d’érythromycine et 0,25 mg de trétinoïne.

Chaque tube de 30 g contient 1,2 g d’érythromycine et 0,0075 g de trétinoïne.

Excipient(s) à effet notoire : 1 g de gel contient 0,5 mg de butylhydroxytoluène (E321) et environ 0,93 g d’éthanol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Gel.

Gel Transparent, de couleur jaune clair avec une odeur caractéristique d’alcool.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

ERITRETIN est indiqué chez ladulte et ladolescent âgé de 12 ans et plus.

Traitement de lacné papulo-pustulaire légère à modérée.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant lutilisation appropriée des antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Pour une utilisation cutanée.

Adolescents (12 ans et plus) et adultes

La posologie initiale est dune à deux applications par jour. La fréquence des applications sera ajustée en fonction des effets obtenus et des réactions observées.

La fréquence dapplication doit être telle quelle évite des réactions dirritation excessives ; seuls un érythème léger, une desquamation modérée ou une sensation de brûlure légère sont acceptables (voir rubrique 4.8).

La durée du traitement ne doit pas dépasser 3 mois.

Des réactions plus significatives sont attendues chez les sujets présentant une peau fine, des cheveux blonds ou roux.

Afin dobtenir le meilleur résultat, le patient doit être averti des réactions au début du traitement : irritation primaire et efflorescence transitoire. Le patient doit être suivi régulièrement pour ajuster la posologie et réduire lirritation primaire au minimum (voir 4.4).

Le patient doit être informé du caractère différé de lamélioration et de limportance de poursuivre le traitement jusquau troisième mois pour obtenir un résultat optimal.

Population pédiatrique

Linnocuité et lefficacité dERITRETIN nont pas été établies chez les enfants de moins de 12 ans. ERITRETIN nest donc pas recommandé pour cette population.

Mode d’administration

Après le lavage et le séchage complet des zones à traiter (visage, dos et poitrine), appliquer une fine couche de gel sur les lésions, en massant légèrement, et en évitant les yeux, les paupières, les lèvres et les narines.

Lavez les mains après avoir utilisé le produit.

4.3. Contre-indications

· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

· Chez les femmes enceintes en raison du risque de tératogénicité de la trétinoïne (voir rubrique 4.6).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le patient doit être informé de la survenue possible dune éruption dacné lors de linitiation du traitement. Cest le signe que le médicament commence à agir et cet état est généralement transitoire.

Si ce qui précède se produit, le traitement ne doit pas être interrompu, mais la fréquence dapplication doit être réduite.

Risque de tératogénicité

ERITRETIN ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer nutilisant pas de contraception efficace (voir rubrique 4.6).

Irritabilité

En raison de phénomènes dintolérance possibles, tels quun œdème ou une réaction transitoire deczéma, un test répété sur une petite surface cutanée est recommandé avant la première application.

Si une réaction de type hypersensibilité ou une irritation sévère apparaît, le traitement doit être interrompu temporairement ou définitivement.

En cas dapplication accidentelle sur les muqueuses, les yeux, la bouche, les narines ou sur les plaies ouvertes, rincer abondamment à leau.

En raison de la nature irritante de la trétinoïne :

· Utiliser le gel avec prudence sur les zones sensibles de la peau, comme le cou.

· Lapplication sur une peau eczémateuse ou présentant des abrasions, ou chez les patients présentant des états inflammatoires de la peau pouvant coexister avec lacné, tels que la rosacée ou la dermatite péri-orale, doit être évitée.

· Tout traitement concomitant topique de lacné doit être utilisé avec précaution, car un effet dirritation cumulatif peut se produire. Si un traitement combiné est nécessaire, les traitements doivent être appliqués à différents moments de la journée (par exemple, un le matin et lautre le soir).

· Lutilisation concomitante de produits cosmétiques nettoyants astringents et dagents désséchants ou irritants (tels que les produits parfumés ou contenant de lalcool) doit être évitée.

· Chez les patients dont la peau a été soumise à des procédures telles que lépilation, les crèmes dépilatoires, les peelings chimiques, la dermabrasion ou le resurfaçage au laser, la peau doit se restaurer avant denvisager toute application.

Photosensibilité et exposition environnementale

· ERITRETIN pouvant entraîner une sensibilité accrue au rayonnement solaire, lexposition délibérée ou prolongée à la lumière du soleil ou aux lampes UV doit être évitée ou limitée. Lorsque lexposition au soleil ne peut être évitée, lutilisation de produits de protection solaire offrant une protection UVB et UVA adéquate et de vêtements de protection couvrant les zones traitées est recommandée.

· ERITRETIN peut augmenter la photosensibilité et entraîner un risque accru de coups de soleil, il doit donc être utilisé avec prudence chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la peau.

· Si une exposition antérieure aux UV a entraîné des brûlures (« coups de soleil »), le patient doit avoir complètement récupéré avant de recommencer le traitement.

· En cas dexposition exceptionnelle au soleil (une journée au bord de la mer par exemple), ERITRETIN ne doit pas être appliqué la veille, le jour de lexposition ni le lendemain. Les climats extrêmes, par exemple le vent ou froid, peuvent être plus irritants pour les patients utilisant des produits contenant de la trétinoïne.

Résistance à lérythromycine

Le traitement de lacné par des antibiotiques topiques est associé au développement de la résistance antimicrobienne de Propionibacterium acnes ainsi que dautres bactéries (par exemple Staphylococcus aureus, Streptococcus pyogenes). Lutilisation de lérythromycine peut entraîner le développement de résistance de ces organismes.

· S’il existe des signes du développement dune résistance clinique au cours du traitement (par exemple une mauvaise réponse ou une aggravation de laffection), le traitement par ERITRETIN doit être interrompu.

Résistance croisée

Une résistance croisée avec dautres antibiotiques du groupe des macrolides et avec lérythromycine peut survenir (voir rubrique 4.5). Lutilisation dantibiotiques peut être associée à la prolifération dorganismes résistants aux antibiotiques. Si cela se produit, le traitement par ERITRETIN doit être interrompu.

Colite pseudomembraneuse

La colite associée aux antibiotiques (également connue sous le nom de colite associée à Clostridium difficile) a été signalée lors de lutilisation de certains autres produits topiques contenant de la clindamycine.

Si une diarrhée prolongée ou importante survient ou si le patient souffre de crampes abdominales, le traitement par ERITRETIN doit être interrompu immédiatement, car les symptômes peuvent indiquer une colite associée aux antibiotiques. Des méthodes de diagnostic appropriées, telles que la détermination de Clostridium difficile et de sa toxine et, si nécessaire, une coloscopie, devront être utilisées et des options de traitement pour la colite devront être envisagées.

Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)

Comme pour les autres macrolides, des réactions allergiques sévères et rares, y compris la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), ont été rapportées. Si une réaction allergique se produit, l’administration du médicament doit être interrompue et un traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent être informés de la possibilité de réapparition des symptômes allergiques lors de l’interruption du traitement symptomatique.

Avertissements concernant les excipients

Le butylhydroxytoluène (E321) est susceptible dentraîner des réactions cutanées locales (par exemple, dermite de contact) ou une irritation des yeux et des muqueuses.

Ce médicament contient de lalcool nécessaire à son bon fonctionnement. La quantité dalcool dans chaque gramme de gel est denviron 0,93 g. Lalcool peut être irritant pour la peau.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aucune étude formelle dinteraction médicamenteuse na été menée avec ERITRETIN.

In vitro, un antagonisme a été montré entre lérythromycine et la clindamycine, une synergie a été démontrée avec le métronidazole, des effets antagonistes et synergiques ont été observés avec des aminoglycosides et une action agonistique a été décrite avec les agents bloquants neuromusculaires.

La trétinoïne provoque une meilleure perméabilité pour les autres agents thérapeutiques appliqués par voie topique.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

ERITRETIN gel est contre-indiqué pendant la grossesse et ne devrait pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer et nutilisant pas de contraception efficace. ERITRETIN peut être administré aux femmes en âge de procréer seulement si une contraception efficace est utilisée 1 mois avant le début du traitement, pendant le traitement et 1 mois après la fin du traitement.

Érythromycine

Les données portant sur lutilisation de lérythromycine par voie topique chez la femme enceinte sont limitées. Aucun effet pendant la grossesse n’est attendu puisque lexposition systémique à lérythromycine est très limitée.

Trétinoïne

Les rétinoïdes administrés par voie orale sont associés à des anomalies congénitales. Compte tenu de labsorption percutanée, même faible et de labsence de données, ce risque tératogène associé à la trétinoïne topique ne peut pas être exclu.

Allaitement

On ne sait pas si lérythromycine et la trétinoïne sont sécrétées dans le lait maternel après ladministration dERITRETIN. Ladministration orale et parentérale dérythromycine a été rapportée comme pouvant entraîner lapparition dérythromycine dans le lait maternel. On sait que les rétinoïdes administrés par voie orale et leurs métabolites sont sécrétés dans le lait maternel. Par conséquent, ERITRETIN ne doit pas être utilisé chez les femmes allaitantes.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude na été réalisée concernant les effets sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Il est peu probable que le traitement par ERITRETIN ait un effet sur la capacité de conduire et dutiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables sont repertoriés par classes de systèmes d’organes et par fréquence (estimation du nombre de patients présentant une réaction), en utilisant la convention suivante :

Très fréquents (supérieur ou égal à 10 %)

Fréquents (entre 1 % et 10 %)

Peu fréquents (entre 0,1 % et 1 %)

Rares (entre 0,01 % et 0,1 %)

Très rares (inférieur à 0,01 %)

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut pas être estimée à partir des données disponibles)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rares :

· Irritation cutanée

· Érythème

· Brûlure

· Sécheresse ou desquamation de la peau

· Hypopigmentation ou hyperpigmentation passagère

Fréquence inconnue :

· Sensation de chaleur

· Léger picotement

· pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG)

Affections du système immunitaire

Très rares :

· Réaction dhypersensibilité (eczéma allergique de contact).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

ERITRETIN doit être utilisé par voie cutanée uniquement.

Si ERITRETIN est appliqué en excès, une rougeur marquée, une desquamation ou un inconfort peuvent se produire. Si lapplication excessive se produit accidentellement ou par excès de zèle, le visage doit être lavé doucement au savon doux et à leau tiède. ERITRETIN doit être interrompu pendant plusieurs jours avant de reprendre le traitement.

En cas dingestion accidentelle, le traitement doit être symptomatique. Dans de tels cas, ERITRETIN doit être interrompu et des tests de grossesse doivent être effectués chez les femmes en âge de procréer.

La formulation du gel contient une quantité significative déthanol. Labsorption systémique de léthanol doit être envisagée comme une possibilité en cas dingestion orale.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Préparations antiacnéiques à usage topique ; Trétinoïne en association, code ATC : D10AD51.

Ce médicament, une association de trétinoïne et dérythromycine, possède les propriétés des deux substances :

Trétinoïne : son activité repose sur un mécanisme daction qui correspond à la pathogénicité de lacné ;

· la trétinoïne soppose et prévient la formation des éléments acnéiques : via la stimulation de lépithélium folliculaire, la prolifération accrue des cellules kératinisées non cohérentes est intensifiée. Ces cellules cornées libres sont évacuées avec le sébum vers la surface de la peau. Le bouchon de sébum ne peut se constituer et la formation de nouveaux éléments est ainsi prévenue ;

· la trétinoïne provoque lexpulsion déléments rétentionnels (comédons ouverts, microkystes). En plus dune desquamation superficielle de lépiderme, la trétinoïne exerce une action en profondeur au niveau de lépithélium folliculaire : elle stimule la prolifération des cellules cornées libres, ce qui, combiné à la diminution de la cohésion du bouchon corné, conduit à lexpulsion du microkyste ou du comédon ;

· la trétinoïne accélère lévolution des éléments inflammatoires (papules, pustules).

Appliquée au début de la phase inflammatoire, la trétinoïne augmente la perméabilité de la paroi folliculaire aux agents irritants responsables des phénomènes inflammatoires (fragments de kératine, acides gras libres, etc.) et accélère ainsi lévolution des papules et des pustules et leur élimination. Elle évite ainsi la transformation de ces lésions en nodules kystiques.

Érythromycine (base) : Lérythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides avec une action large et essentiellement bactériostatique contre de nombreuses bactéries à Gram positif et à plus petite échelle à Gram négatif. Lérythromycine se lie de manière réversible à la sous-unité 50S du ribosome bactérien, bloquant la formation de liaisons peptidiques entre les acides aminés, inhibant ainsi la synthèse des protéines et la croissance cellulaire chez les organismes sensibles. Selon lorganisme et la dose administrée, lérythromycine présente une activité bactériostatique ou bactéricide.

Appliquée par voie topique, lérythromycine supprime Propionibacterium acnes, les bactéries résidentes de follicules sébacés, réduisant ainsi lhydrolyse médiée par P. acnes des triglycérides en acides gras et diminuant ainsi la formation dacides gras. Lérythromycine a également démontré des effets inhibiteurs sur la production de médiateurs inflammatoires associés à P. acnes. Par conséquent, elle permet également de contrôler le nombre de lésions dacné par des effets antibactériens directs et des effets anti-inflammatoires indirects.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Aucune étude pharmacocinétique na été réalisée avec ERITRETIN.

· Érythromycine

Labsorption percutanée de lérythromycine sest révélée négligeable suite à lapplication topique dun gel dérythromycine à 2 % pendant huit semaines.

· Trétinoïne

D’après la littérature, après ladministration topique de rétinoïdes, labsorption systémique devrait être faible. Le niveau dexposition systémique avec ERITRETIN nest toutefois pas bien établi.

5.3. Données de sécurité préclinique

· Érythromycine :

Dans les études de toxicité subaiguë, subchronique et chronique avec administration dérythromycine dans lalimentation des souris et des rats, des granulomes dans le foie et, à faible incidence dans la rate, et une hyperplasie de cellules réticulaires de la moelle osseuse ont été observés à des doses élevées chez le rat. Une hyperplasie lymphoïde dans la vessie a été observée chez les souris femelles à une incidence légèrement plus forte à des doses élevées.

Lérythromycine na pas de potentiel génotoxique dans les tests in vitro. Dans les études de cancérogénèse à long terme effectuées avec administration dérythromycine dans lalimentation des rats et des souris, aucune preuve dactivité cancérogène na été observée.

Aucun effet apparent na été observé sur la fertilité des mâles ou des femelles chez les rats recevant lérythromycine (base) à des niveaux allant jusquà 0,25 % du régime alimentaire, avant et pendant laccouplement, pendant la gestation et jusqu’au sevrage de deux portées successives. De plus, lérythromycine nétait pas tératogène chez le rat et la souris et na causé que des effets néfastes minimes sur le développement embryo-fœtal comme la diminution légère du poids du fœtus à des doses très élevées.

Lérythromycine est généralement bien tolérée lors dune application locale sur la peau. Lérythromycine nest pas photosensibilisante et la puissance de sensibilisation par contact est très faible.

· Trétinoïne :

Dans les études de toxicité à doses répétées réalisées principalement par voie orale et dans quelques cas par voie parentérale ou dermique chez des souris et des rats, mais aussi dans quelques études chez les lapins et les chiens, la trétinoïne a exercé une toxicité marquée à des doses élevées provoquant principalement des fractures des os longs comme signe dune minéralisation osseuse perturbée et une atrophie des testicules avec altération de la spermatogenèse. Ladministration dermique denviron 0,5 mg/kg de poids corporel chez les rats et les lapins en tant que formulation à 1 % na pas provoqué de signes systémiques de toxicité, mais a induit un érythème local transitoire.

La trétinoïne nétait pas mutagène dans le test dAmes chez des bactéries in vitro, mais a induit des échanges de chromatides sœurs au sein des fibroblastes humains in vitro. Létude de photo-carcinogénicité spécifique a montré une augmentation des tumeurs cutanées causées par la lumière ultraviolette lors du traitement par la trétinoïne.

Aucun effet de la trétinoïne na été signalé sur la fertilité des femelles, mais des doses toxiques ont entraîné une altération de la spermatogenèse chez les mâles. La trétinoïne sest montrée hautement embryotoxique et tératogène chez les souris, les rats, les lapins et les singes, induisant une forte incidence de fentes palatines et dautres malformations. La DSENO (NOAEL) lors d’une administration orale a été déterminée à raison de 0,5 à 1,0 mg/kg de poids corporel chez le rat, et la DSENO lors d’une administration sous-cutanée a été déterminée à 1,0 mg/kg de poids corporel chez le lapin. Dans les études portant sur les effets sur le développement embryo-fœtal lors dapplication cutanée, bien quaucun niveau systémique de trétinoïne après application locale nait été détecté chez le rat, des malformations squelettiques ou cardiaques ont été décrites. Ces anomalies sont cohérentes avec les effets des rétinoïdes et se produisent à 16 fois la dose clinique recommandée en supposant une absorption à 100 % en se basant comparativement à la surface corporelle. Dans une étude de toxicité péri- et postnatale chez des rats, la trétinoïne a exercé des effets toxiques à des doses supérieures à 2 mg/kg de poids corporel lors d’administration orale.

Lapplication locale de la trétinoïne sur la peau peut provoquer une irritation cutanée réversible avec érythème, œdème, prolifération épithéliale, acanthose, hyperkératose et exfoliation de la couche superficielle.

Combinaison de lérythromycine et de la trétinoïne :

Dans lessai de maximisation réalisé sur des cobayes, la préparation combinée na entraîné aucune hypersensibilité cutanée, bien que certains cas de sensibilisation et dintolérance locale aient été rapportés lors de lutilisation de cette combinaison.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Butylhydroxytoluène (E321), hydroxypropylcellulose, éthanol à 96 pour cent.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

18 mois

6.4. Précautions particulières de conservation

À conserver à une température inférieure à 25° C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

30 g en tube d’aluminium recouvert d’une couche interne de résine époxy phénolique vernie avec un bouchon (polypropylène).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

LABORATOIRES BAILLEUL S.A.

10-12 AVENUE PASTEUR

2310 LUXEMBOURG

LUXEMBOURG

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

· 34009 300 832 0 8 : 30 g en tube (aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I