RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 07/07/2020
COPAXONE PEN 40 mg, solution injectable en stylo prérempli
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Sous forme d’acétate de glatiramère*...................................................................................... 40 mg
Pour 1 mL de solution injectable (1 stylo prérempli).
* L'acétate de glatiramère est le sel acétate de polypeptides synthétiques comprenant 4 acides aminés naturels : acide L-glutamique, L-alanine, L-tyrosine et L-lysine avec une fraction molaire moyenne de respectivement 0,129-0,153, 0,392-0,462, 0,086-0,100 et 0,300-0,374. Le poids moléculaire moyen de l'acétate de glatiramère est compris entre 5 000 et 9 000 daltons. En raison de la complexité de sa composition, aucun polypeptide spécifié ne peut être totalement caractérisé, y compris en termes de séquence d'acides aminés bien que la composition finale de l'acétate de glatiramère ne soit pas entièrement aléatoire.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Solution injectable en stylo prérempli (injection).
Solution limpide.
La solution pour injection a un pH de 5,5-7,0 et une osmolarité de 300 mOsmol/L.
4.1. Indications thérapeutiques
COPAXONE PEN n'est pas indiqué dans le traitement des formes progressives d'emblée ou secondairement progressives de SEP.
4.2. Posologie et mode d'administration
Posologie
La dose recommandée chez l'adulte est de 40 mg d'acétate de glatiramère (un stylo prérempli) administrés par voie sous-cutanée trois fois par semaine, à au moins 48 heures d’intervalle.
En l'état actuel des connaissances, la durée de traitement ne peut être précisée.
La décision d'un traitement de longue durée sera prise sur la base d'une évaluation clinique personnalisée au cas par cas par le médecin traitant (neurologue ou médecin expérimenté dans le traitement de la SEP).
Populations particulières
Insuffisants rénaux
L’acétate de glatiramère n'a pas été étudié chez l'insuffisant rénal (voir rubrique 4.4).
Personnes âgées
L’acétate de glatiramère n'a pas été étudié chez les personnes âgées.
Population pédiatrique
La sécurité et l’efficacité de l’acétate de glatiramère chez les enfants et les adolescents n’ont pas été établies. L’information disponible sur l’utilisation de l’acétate de glatiramère chez les enfants et les adolescents de moins de 18 ans n’est pas suffisante pour recommander son utilisation. Par conséquent, COPAXONE PEN ne doit pas être utilisé dans cette population.
Mode d’administration
COPAXONE PEN doit être administré par voie sous-cutanée.
Les patients doivent être formés à la technique d'auto-injection. Ils doivent être surveillés par un professionnel de santé lors de leur première auto-injection et pendant les 30 minutes qui suivent.
Un site d'injection différent doit être choisi pour chaque injection, ce qui réduira les risques d'irritation ou de douleur au site d'injection. Les sites pour l’auto-injection comprennent l'abdomen, les bras, les hanches et les cuisses.
COPAXONE PEN est exclusivement à usage unique.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
COPAXONE PEN doit être administré uniquement par voie sous-cutanée.
COPAXONE PEN ne doit pas être administré par voie intraveineuse ou intramusculaire.
Le médecin doit expliquer au patient que dans les minutes suivant l'injection de COPAXONE PEN, une réaction peut survenir, associant un ou plusieurs des symptômes suivants : vasodilatation (bouffée vasomotrice), douleur thoracique, dyspnée, palpitations ou tachycardie (voir rubrique 4.8). La majorité de ces symptômes est généralement transitoire et disparait spontanément sans séquelle. Si un effet indésirable sévère survient, le patient doit immédiatement arrêter le traitement par COPAXONE PEN et contacter son médecin ou un service médical d’urgence. Un traitement symptomatique adapté pourra être instauré si nécessaire.
Il n’y a pas de données suggérant qu’une population particulière de patients est plus à risque de présenter de telles réactions. Cependant, la prudence est requise lorsque l'on administre COPAXONE PEN à des patients ayant des antécédents d’affections cardiaques. Ces patients doivent être suivis régulièrement durant le traitement.
Des convulsions et/ou des réactions anaphylactoïdes ou allergiques ont été rarement rapportées. Des réactions d'hypersensibilité sévères (telles que bronchospasme, anaphylaxie ou urticaire) peuvent rarement se produire. Dans le cas de réactions graves, un traitement approprié devra être instauré et le traitement par COPAXONE PEN devra être arrêté.
Des anticorps anti-acétate de glatiramère ont été détectés dans le sérum de patients traités au long cours par acétate de glatiramère. Les taux maximaux ont été atteints en moyenne après 3 à 4 mois de traitement, puis ces taux ont diminué et se sont stabilisés à un niveau légèrement supérieur par rapport à la valeur initiale.
Il n’y a pas de données disponibles suggérant que ces anticorps anti-acétate de glatiramère soient de type neutralisant ou que leur production puisse altérer l'efficacité clinique de l’acétate de glatiramère.
Chez les patients insuffisants rénaux, la fonction rénale doit être surveillée tant qu'ils sont traités par COPAXONE PEN. Bien que l'existence de dépôt glomérulaire de complexes immuns n'ait pas été démontrée, cette possibilité ne peut être exclue.
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Il n'existe pas de données sur une éventuelle interaction avec l’interféron bêta.
Une augmentation de l'incidence des réactions aux sites d'injection a été observée chez les patients traités par acétate de glatiramère recevant simultanément des corticostéroïdes.
Des études in vitro suggèrent que l'acétate de glatiramère est fortement lié aux protéines plasmatiques, mais n'est pas déplacé par la phénytoïne ou la carbamazépine et ne les déplace pas. Néanmoins, dans la mesure où l’acétate de glatiramère possède théoriquement la capacité d'affecter la distribution des substances se liant aux protéines plasmatiques, l’utilisation concomitante de tels médicaments doit être étroitement surveillée.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Les études réalisées chez l’animal n’ont pas mis en évidence de toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Les données actuelles provenant de l’utilisation de l'acétate de glatiramère 20 mg/mL chez les femmes enceintes n'indiquent pas d’effet malformatif ou une toxicité fœto/néonatale. Les données provenant de l’utilisation de l'acétate de glatiramère 40 mg/mL chez des femmes enceintes sont cohérentes avec ces résultats. A ce jour, aucune donnée épidémiologique pertinente n’est disponible. Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de COPAXONE PEN pendant la grossesse hormis dans les cas où le risque encouru par la mère est supérieur à celui encouru par le fœtus.
Allaitement
On ne sait pas si l’acétate de glatiramère ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Chez le rat, aucun effet significatif sur la progéniture n'a été observé, à l'exception d'une légère réduction du gain pondéral chez la progéniture des femelles traitées pendant la grossesse et tout au long de l'allaitement (voir rubrique 5.3).
Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons ne peut être exclu. Une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre le traitement par COPAXONE PEN, en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la mère.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucune étude sur les effets sur l’aptitude à conduire et à utiliser des machines n’a été réalisée.
Cette rubrique présente les données de sécurité cumulées issues de quatre études cliniques contrôlées versus placebo menées avec l'acétate de glatiramère 20 mg/mL administré une fois par jour et d’une étude clinique contrôlée versus placebo menée avec l'acétate de glatiramère 40 mg/mL administré trois fois par semaine.
Une comparaison directe de la sécurité entre l'acétate de glatiramère 20 mg/mL (administré une fois par jour) et l'acétate de glatiramère 40 mg/mL (administré trois fois par semaine) dans la même étude n’a pas été effectuée.
Acétate de glatiramère 20 mg/mL (administré une fois par jour)
Dans toutes les études cliniques menées avec l'acétate de glatiramère 20 mg/mL, les réactions aux sites d'injection ont été les effets indésirables les plus fréquents et ont été rapportées par une majorité de patients traités par acétate de glatiramère.
Dans les études contrôlées, le pourcentage de patients ayant rapporté ces réactions au moins une fois, était plus important dans les groupes traités par acétate de glatiramère 20 mg/mL par rapport au groupe placebo (70 % versus 37 %). Les réactions aux sites d'injection rapportées plus fréquemment chez les patients traités par acétate de glatiramère 20 mg/mL que chez ceux recevant le placebo étaient : érythème, douleur, induration, prurit, œdème, inflammation et hypersensibilité.
Des réactions immédiates post-injection ont été décrites. Elles comprenaient au moins un ou plusieurs des symptômes suivants : vasodilatation (bouffée vasomotrice), douleur thoracique, dyspnée, palpitation ou tachycardie (voir rubrique 4.4). Une telle réaction peut survenir dans les minutes qui suivent l'injection de l'acétate de glatiramère. Au moins un symptôme caractérisant cette réaction immédiate post-injection a été rapporté au moins une fois par 31 % des patients recevant l'acétate de glatiramère 20 mg/mL comparé à 13 % dans le groupe placebo.
Tous les effets indésirables, rapportés plus fréquemment chez les patients traités par acétate de glatiramère 20 mg/mL que chez ceux recevant le placebo, sont présentés dans le tableau ci-après. Ces résultats sont issus de 4 essais pivots en double aveugle contre placebo, au cours desquels 512 patients ont reçu l’acétate de glatiramère 20 mg/jour et 509 ont reçu un placebo pendant une durée allant jusqu'à 36 mois. Trois essais portant sur la SEP (sclérose en plaques) de type récurrente/rémittente (SEP-RR) ont inclus un total de 269 patients traités par acétate de glatiramère 20 mg/jour et 271 patients ayant reçu le placebo, pendant une durée allant jusqu'à 35 mois. Le quatrième essai, réalisé chez des patients qui avaient présenté un premier évènement clinique et qui étaient considérés comme présentant un risque élevé de développer une SEP cliniquement définie, incluait 243 patients traités par acétate de glatiramère 20 mg/jour et 238 patients ayant reçu le placebo pendant une durée allant jusqu'à 36 mois.
|
Classe de systèmes d'organes (SOC) |
Très fréquent (≥ 1/10) |
Fréquent (≥ 1/100, < 1/10) |
Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) |
|
Infections et infestations |
Infection, grippe |
Bronchite, gastro-entérite, infection à Herpes Simplex, otite moyenne, rhinite, abcès dentaire, candidose vaginale* |
Abcès, cellulite, furoncle, zona, pyélonéphrite |
|
Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) |
|
Tumeur cutanée bénigne, tumeur |
Cancer cutané |
|
Affections hématologiques et du système lymphatique |
|
Lymphadénopathie* |
Leucocytose, leucopénie, splénomégalie, thrombocytopénie, anomalies morphologiques des lymphocytes |
|
Affections du système immunitaire |
|
Hypersensibilité |
|
|
Affections endocriniennes |
|
|
Goitre, hyperthyroïdie |
|
Troubles du métabolisme et de la nutrition |
|
Anorexie, prise de poids* |
Intolérance à l'alcool, goutte, hyperlipidémie, augmentation du sodium sanguin, diminution de la ferritine sérique |
|
Affections psychiatriques |
Anxiété*, dépression |
Nervosité |
Rêves anormaux, état confusionnel, état euphorique, hallucination, hostilité, manie, trouble de la personnalité, tentative de suicide |
|
Affections du système nerveux |
Céphalées |
Dysgueusie, hypertonie, migraine, trouble de l'élocution, syncope, tremblements* |
Syndrome du canal carpien, trouble cognitif, convulsions, dysgraphie, dyslexie, dystonie, trouble moteur, myoclonie, névrite, blocage neuromusculaire, nystagmus, paralysie, paralysie du nerf sciatique, stupeur, déficit du champ visuel |
|
Affections oculaires |
|
Diplopie, affection oculaire* |
Cataracte, lésion de la cornée, sécheresse oculaire, hémorragie oculaire, ptosis, mydriase, atrophie optique |
|
Affections de l’oreille et du labyrinthe |
|
Affection de l’oreille |
|
|
Affections cardiaques |
|
Palpitations*, tachycardie* |
Extrasystoles, bradycardie sinusale, tachycardie paroxystique |
|
Affections vasculaires |
Vasodilatation* |
|
Varice |
|
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Dyspnée* |
Toux, rhinite saisonnière |
Apnée, épistaxis, hyperventilation, laryngospasme, affection pulmonaire, sensation d’étouffement |
|
Affections gastro-intestinales |
Nausées* |
Affection ano-rectale, constipation, caries dentaires, dyspepsie, dysphagie, incontinence fécale, vomissements* |
Colite, polype du côlon, entérocolite, éructation, ulcère œsophagien, parodontite, hémorragie rectale, augmentation du volume des glandes salivaires |
|
Affections hépatobiliaires |
|
Anomalies des tests hépatiques |
Cholélithiase, hépatomégalie |
|
Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Éruption cutanée* |
Ecchymose, hyperhidrose, prurit, affection cutanée*, urticaire |
Angiœdème, dermite de contact, érythème noueux, nodule cutané |
|
Affections musculo-squelettiques et systémiques |
Arthralgie, dorsalgie* |
Cervicalgie |
Arthrite, bursite, douleur du flanc, atrophie musculaire, ostéoarthrite |
|
Affections du rein et des voies urinaires |
|
Impériosité mictionnelle, pollakiurie, rétention urinaire |
Hématurie, néphrolithiase, affection du tractus urinaire, anomalie des urines |
|
Affections gravidiques, puerpérales et périnatales |
|
|
Avortement |
|
Affections des organes de reproduction et du sein |
|
|
Engorgement mammaire, dysfonctionnement érectile, prolapsus pelvien, priapisme, affections prostatiques, frottis cervical anormal, affections testiculaires, hémorragie vaginale, affection vulvo-vaginale |
|
Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Asthénie, douleur thoracique*, réactions au site d'injection*§, douleur* |
Frissons*, œdème de la face*, atrophie au site d'injection♣, réaction locale*, œdème périphérique, œdème, fièvre |
Kyste, sensation de « gueule de bois », hypothermie, réaction immédiate post-injection, inflammation, nécrose au site d'injection, affection des muqueuses |
|
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures |
|
|
Syndrome post-vaccinal |
* Incidence supérieure de plus de 2 % (> 2/100) dans le groupe traité par acétate de glatiramère par rapport au groupe placebo. La différence d’incidence des effets indésirables sans le symbole * est inférieure ou égale à 2 % entre le groupe traité par acétate de glatiramère et le groupe placebo.
§ Le terme « réactions au site d'injection » (différents types) reprend tous les effets indésirables survenant au site d'injection, à l'exception de l'atrophie au site d'injection et de la nécrose au site d'injection, qui sont présentées séparément dans le tableau.
♣ Comprend des termes qui correspondent à une lipoatrophie localisée aux sites d'injection.
Dans le quatrième essai mentionné ci-dessus, une phase de traitement en ouvert a suivi la phase contrôlée versus placebo. Aucune modification du profil de sécurité connu de l’acétate de glatiramère 20 mg/mL n'a été observée pendant la période de suivi en ouvert allant jusqu'à 5 ans.
De rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000) cas de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés chez des patients souffrant de SEP et traités par acétate de glatiramère dans des essais cliniques non contrôlés et depuis la commercialisation de l’acétate de glatiramère.
Acétate de glatiramère 40 mg/mL (administré trois fois par semaine)
La sécurité de l’acétate de glatiramère 40 mg/mL a été évaluée à partir d’une étude clinique en double aveugle, contrôlée versus placebo menée chez des patients atteints de SEP-RR incluant au total 943 patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL trois fois par semaine et 461 patients recevant le placebo pendant 12 mois.
D’une façon générale, les effets indésirables observés chez les patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL administré trois fois par semaine étaient déjà connus et déclarés pour l’acétate de glatiramère 20 mg/mL administré une fois par jour. De façon plus particulière, les réactions au site d’injection (RSI) et les réactions immédiates post-injection (RIPI) ont été moins fréquemment rapportées avec l’acétate de glatiramère 40 mg/mL administré trois fois par semaine qu’avec l’acétate de glatiramère 20 mg/mL administré une fois par jour (respectivement 35,5 % versus 70 % pour les RSI et 7,8 % versus 31 % pour les RIPI).
Les réactions au site d’injection ont été rapportées chez 36 % des patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL contre 5 % des patients recevant le placebo. Les réactions immédiates post-injection ont été rapportées chez 8 % des patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL contre 2 % des patients recevant le placebo.
Quelques effets indésirables spécifiques ont pu être remarqués :
· Une réponse anaphylactique a été rarement observée (≥ 1/10 000, < 1/1 000) chez les patients souffrant de SEP traités par acétate de glatiramère 20 mg/mL dans des études non contrôlées et depuis la commercialisation de l’acétate de glatiramère. Elle a été rapportée chez 0,3 % des patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL (peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100).
· Aucune nécrose au site d’injection (NSI) n’a été rapportée.
· Des érythèmes cutanés et des douleurs aux extrémités, non déclarés pour l’acétate de glatiramère 20 mg/mL, ont chacun été rapportés chez 2,1 % des patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL (fréquent : ≥ 1/100, < 1/10).
· Une lésion hépatique d’origine médicamenteuse et une hépatite toxique, également rarement rapportées chez les patients souffrant de SEP traités par acétate de glatiramère 20 mg/mL depuis la commercialisation de l’acétate de glatiramère, ont été rapportées chez un patient (0,1 %) traité par acétate de glatiramère 40 mg/mL (peu fréquent : ≥ 1/1 000, < 1/100).
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Symptômes
Quelques cas de surdosage avec l’acétate de glatiramère (jusqu'à 300 mg d'acétate de glatiramère) ont été rapportés. Ces cas n’ont été associés à aucun effet indésirable autre que ceux mentionnés dans la rubrique 4.8.
Prise en charge
En cas de surdosage, les patients doivent être suivis et un traitement symptomatique et de soutien approprié doit être instauré.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Antinéoplasiques et immunomodulateurs, Autres immunostimulants, code ATC : L03AX13.
Mécanisme d’action
Le ou les mécanismes d'action par lesquels l'acétate de glatiramère exerce ses effets thérapeutiques dans les formes rémittentes de SEP ne sont pas entièrement élucidés, mais l’on suppose que l’acétate de glatiramère impliquerait une modulation du système immunitaire. Des études menées chez l’animal et chez des patients atteints de SEP suggèrent que l’acétate de glatiramère agit sur les cellules responsables de l’immunité innée, notamment les monocytes, les cellules dendritiques et les lymphocytes B, qui modulent les fonctions adaptatives des lymphocytes B et T induisant une sécrétion anti-inflammatoire et régulatrice des cytokines. On ne sait pas si l'effet thérapeutique est médié par les effets cellulaires décrits ci-dessus car la physiopathologie de la SEP n'est que partiellement comprise.
Efficacité et sécurité clinique
Sclérose en plaques de type récurrente/rémittente
Des preuves étayant l’efficacité de l’acétate de glatiramère 40 mg/mL administré par injection sous-cutanée trois fois par semaine dans la diminution de la fréquence des poussées sont issues d’une étude clinique contrôlée versus placebo de 12 mois.
Dans l’essai clinique pivot, la sclérose en plaques de type récurrente/rémittente était caractérisée soit par au moins une poussée documentée au cours des 12 derniers mois, soit par au moins deux poussées documentées au cours des 24 derniers mois, soit par une poussée documentée entre les 12 et 24 derniers mois avec au moins une lésion T1 rehaussée par le gadolinium mise en évidence sur une IRM (imagerie par résonance magnétique) réalisée au cours des 12 derniers mois.
La mesure du critère principal était le nombre total de poussées confirmées. Les critères secondaires mesurés par IRM incluaient le nombre cumulé de nouvelles lésions/lésions élargies en T2 à l’IRM et le nombre cumulé de lésions élargies sur les images pondérées en T1, mesurées au 6ème et 12ème mois.
Au total, 1 404 patients ont été randomisés selon un ratio 2/1 pour recevoir soit l’acétate de glatiramère 40 mg/mL (n = 943) soit le placebo (n = 461). Les données démographiques à l’inclusion, les caractéristiques de la SEP et les paramètres d’imagerie par résonance magnétique (IRM) initiaux étaient similaires dans les deux groupes de traitement. Les patients présentaient une médiane de 2,0 poussées au cours des deux années précédant la sélection.
En comparaison avec le placebo, les patients traités par acétate de glatiramère 40 mg/mL administré trois fois par semaine avaient des réductions statistiquement significatives et pertinentes dans les mesures du critère principal et du critère secondaire qui étaient cohérentes avec l’effet du traitement par acétate de glatiramère 20 mg/mL administré une fois par jour.
Le tableau ci-dessous présente les valeurs correspondant aux mesures du critère principal et du critère secondaire pour la population en intention de traiter :
|
Mesure du critère |
Valeurs moyennes ajustées |
Valeur de p |
|
|
Acétate de glatiramère (40 mg/mL) (N = 943) |
Placebo (N = 461) |
||
|
Taux annualisé de poussée (TAP) |
0,331 |
0,505 |
p < 0,0001 |
|
Différence de risque absolu* (intervalle de confiance à 95 %) |
-0,174 [-0,2841 à -0,0639] |
|
|
|
Nombre cumulé de nouvelles lésions/lésions élargies en T2 à 6 et 12 mois |
3,650 |
5,592 |
p < 0,0001 |
|
Rapport du nombre de lésions en T2** (intervalle de confiance à 95 %) |
0,653 [0,546 à 0,780] |
|
|
|
Nombre cumulé de lésions élargies sur les images pondérées en T1 à 6 et 12 mois |
0,905 |
1,639 |
p < 0,0001 |
|
Rapport du nombre de lésions** (intervalle de confiance à 95 %) |
0,552 [0,436 à 0,699] |
|
|
* La différence de risque absolu est définie comme la différence entre le TAP moyen ajusté de l’AG 40 mg trois fois par semaine et le TAP moyen ajusté du placebo.
** Le rapport du nombre de lésions est défini comme le rapport entre les taux moyens ajustés de l’AG 40 mg trois fois par semaine et du placebo.
Une comparaison directe de l’efficacité et de la sécurité entre l’acétate de glatiramère 20 mg/mL (administré une fois par jour) et l’acétate de glatiramère 40 mg/mL (administré trois fois par semaine) dans la même étude n’a pas été effectuée.
Acétate de glatiramère 40 mg/mL : La proportion de patients présentant une progression confirmée du handicap à 3 mois est un critère d’évaluation exploratoire au cours des 12 mois de l’étude contrôlée versus placebo (GALA). Une progression confirmée du handicap à 3 mois a été observée chez 3 % et 3,5 % des patients du groupe placebo et du groupe acétate de glatiramère respectivement (odds ratio, OR [IC à 95 %] : 1,182 [0,661 ; 2,117] (p = 0,5726)). Si l’on prend en compte l’extension en ouvert de l’étude (jusqu’à 7 ans), le délai avant confirmation d’une progression du handicap à 6 mois constitue un critère d’évaluation exploratoire. Le risque relatif [IC à 95 %] chez les patients en intention de traiter, entre le groupe acétate de glatiramère traité précocement et le groupe acétate de glatiramère traité de manière retardée a été de 0,892 [0,688 ; 1,157] (p = 0,3898).
Aucune donnée n’est actuellement disponible concernant l’utilisation de l’acétate de glatiramère dans le traitement des formes progressives d'emblée ou secondairement progressives.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Aucune étude de pharmacocinétique n'a été réalisée chez des patients. Les données in vitro et les données limitées provenant de volontaires sains indiquent qu'après l'administration sous-cutanée d'acétate de glatiramère, la substance active est facilement absorbée, et qu'une grande partie de la dose est rapidement dégradée en fragments plus petits, dès le tissu sous-cutané.
5.3. Données de sécurité préclinique
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicité en administration répétée, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme autre que ceux inclus dans les autres rubriques du RCP. En raison de l’absence de données pharmacocinétiques chez l'Homme, la correspondance entre l'exposition chez l'Homme et celle chez l'animal ne peut être établie.
Un dépôt de complexe immun dans les glomérules rénaux a été rapporté chez un petit nombre de rats et de singes traités pendant au moins 6 mois. Dans une étude d'une durée de 2 ans chez le rat, il n'a pas été observé de dépôt de complexes immuns dans les glomérules rénaux.
Une réaction anaphylactique a été rapportée après administration à des animaux sensibilisés (cobaye et souris). La pertinence de ces résultats pour l'Homme est inconnue.
Une toxicité au site d'injection après administration répétée a été observée fréquemment chez l'animal.
Chez le rat, on a observé une réduction légère mais statistiquement significative du gain pondéral de la progéniture des femelles traitées pendant la grossesse et tout au long de l’allaitement aux doses sous-cutanées ≥ 6mg/kg/jour (2,83 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez l’Homme pour un adulte de 60 kg sur la base de mg/m2) par rapport au groupe témoin. Aucun autre effet significatif sur la croissance de la progéniture et le développement du comportement n'a été observé.
Mannitol, eau pour préparations injectables.
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
Conserver les stylos préremplis dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.
A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
Ne pas congeler.
Si les stylos préremplis ne peuvent pas être conservés au réfrigérateur, ils peuvent être conservés jusqu’à un mois maximum, entre 15°C et 25°C.
Une fois cette période d’un mois écoulée, si les stylos préremplis COPAXONE PEN n’ont pas été utilisés et s’ils sont toujours dans leur emballage d’origine, ils doivent être remis au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C).
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Un stylo prérempli se composant d’un injecteur à ressort à usage unique, jetable, avec gaine de protection de l’aiguille intégrant une seringue préremplie contenant 1 mL de solution injectable. La seringue à l’intérieur du stylo se compose d’un corps de seringue en verre de type I transparent, d'une aiguille en acier inoxydable de calibre 29 et d'un bouchon de piston en caoutchouc bromobutyle.
COPAXONE PEN disponible en boîtes de 3 ou 12 stylos préremplis de 1 mL de solution injectable ou en conditionnement multiple de 36 (3 boîtes de 12) stylos préremplis de 1 mL de solution injectable.
Les stylos assemblés sont emballés directement dans des plateaux en plastique contenant, chacun, trois stylos. Quatre plateaux sont ensuite empilés les uns sur les autres pour former des lots contenant 12 stylos.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
100-110 Esplanade du Général de Gaulle
92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX
8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 111 4 4 : 1 mL en stylo prérempli (verre). Boîte de 3.
· 34009 302 111 5 1 : 1 mL en stylo prérempli (verre). Boîte de 12.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation : {JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Liste I
Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en neurologie.
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.